Christine Kelly : son combat pour aider les familles monoparentales

Christine Kelly : son combat pour aider les familles monoparentales
Christine Kelly : son combat pour aider les familles monoparentales
Dans cette photo : Christine Kelly
Déjà auteure de trois ouvrages, l'ancienne journaliste Christine Kelly revient avec « Le scandale du silence – Familles monoparentales », aux Editions Léo Scheer. Le 14 mars, parallèlement à la publication de ce livre, qui traite d’un phénomène touchant toutes les catégories socioprofessionnelles, celle qui est actuellement membre du CSA invite les familles en difficultés à venir consulter gratuitement un huissier pour, entre autres, récupérer les éventuelles pensions alimentaires qui leur sont dues.
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Le scandale du silence », tel est le nom du quatrième ouvrage de Christine Kelly à paraître le 14 mars. Dans ce livre, celle qui est actuellement membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, dresse un état des lieux aussi alarmant que réaliste de la situation des familles monoparentales en France. Et pour cause, en avril 2011, lors du colloque « Famille monoparentale, parlons-en ! » organisé par la fondation K d’urgence, Marie-Thérèse Letablier, chercheuse au CNRS et à l’INED (Institut National d’études démographiques) estimait à 1,9 million le nombre de familles monoparentales, soit 2,3 millions d’enfants vivant avec un seul parent. Aujourd’hui, en France, plus d’une famille sur cinq est dans cette situation ; une proportion qui a plus que doublé en quarante ans et qui ne cesse de croître année après année. « Je ne suis pas directement concernée par ce problème, précise-t-elle. Mais le phénomène a pris une telle ampleur dans la société que nous connaissons tous, quelle que soit notre catégorie sociale, une ou plusieurs, femme, homme ou enfant souffrant de la monoparentalité », constate-t-elle.

30 % des familles monoparentales sont pauvres

En effet, la monoparentalité touche désormais toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les cultures. Et, alors qu’à la fin des années 1960, elle était essentiellement due au veuvage et à la maternité célibataire, désormais, son origine est à chercher du côté des séparations et des divorces. Pour preuve, aujourd’hui, les trois quarts des familles monoparentales sont issues de ruptures conjugales. Par ailleurs, alors que dans 85 % des cas, ce sont des femmes qui sont à la tête de ces familles, ces dernières sont davantage exposées à la pauvreté que les foyers tenus par les deux parents. Ainsi, en 2008, 30 % des familles monoparentales vivaient en dessous du seuil de pauvreté ; « une proportion 2,3 fois plus forte que dans l’ensemble de la population », selon l’Insee. C’est donc forte de ces statistiques révélatrices d’un quotidien marqué par la pauvreté, la précarité, le chômage, l’insécurité, la délinquance ou tout simplement le mal-être que Christine Kelly publie cet ouvrage avec l’espoir de lever les tabous qui freinent les possibilités, pour ces familles, de trouver des solutions économiques, juridiques ou sociales.

Un speed-dating pour les familles monoparentales

En outre, avec le soutien de la Chambre nationale des huissiers de justice, Christine Kelly organise, à l’occasion de la sortie du livre « Le scandale du Silence », un speed-dating destiné aux familles monoparentales. L’objectif de cette initiative, la première en son genre en France : permettre à ces foyers de récupérer, entre autres, les pensions alimentaires qui leur sont dues. « Pendant 2 heures, les huissiers de justice recevront gratuitement les familles monoparentales en difficulté afin de les aider dans leurs démarches en cas de non-paiement de leur pension alimentaire et de non-présentation d’enfant », explique ainsi Christine Kelly.
Les mères et pères élevant seuls leurs enfants et souhaitant être conseillés ou soutenus gratuitement sont donc invités à se présenter, mercredi 14 mars dès 18 heures 30, à la mairie du 3e arrondissement de Paris, située au 2 rue Eugène Spuller.

Lexique :

Selon L’Insee, « une famille monoparentale est formée d’un parent et d’un ou plusieurs de ses enfants qui ont la même résidence principale. Le parent ne partage pas sa résidence principale avec un conjoint ». Une définition qui diffère selon les organismes.
Ainsi, pour les caisses d’Allocations familiales, les familles monoparentales sont des « personnes veuves, divorcées, séparées ou célibataires qui n’ont pas de vie maritale et assument la charge effective et permanente d’un ou plusieurs enfants de moins de 20 ans ». Pour le Complément familial ou les Allocations logement, ce sont les parents solos qui ont des enfants de moins de 21 ans » qui sont concernés tandis que pour le RSA, il s’agit des personnes ayant des enfants de moins de 25 ans à charge.

Crédit photo : Benjamin Decoin/CSA

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