Fertilité et alimentation : ces aliments à adopter ou à bannir

Fertilité et alimentation : ces aliments à adopter ou à bannir
Fertilité et alimentation : ces aliments à adopter ou à bannir
C'est une étude américaine qui l'affirme : la consommation de bacon aurait tendance à altérer la qualité des spermatozoïdes. Il est donc conseillé aux couples cherchant à concevoir de supprimer les viandes transformées de leur alimentation. Ce n'est pas nouveau, certains aliments, consommés par les hommes ou les femmes, influent en effet sur les chances de ces dernières de tomber enceinte. Alors, quels sont ceux à privilégier pour booster la fertilité ? Et quels sont ceux à bannir ? Réponses...
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Si l’on en croit une étude menée par des chercheurs de la Harvard School of Public Health, les hommes qui consommeraient régulièrement du bacon ou de la viande transformée s’exposeraient à des problèmes de fertilité. Selon les résultats des recherches, présentés à la mi-octobre lors d’une conférence de l’American Society for Reproductive Medicine à Boston, manger régulièrement du bacon et des saucisses diminuerait en effet la qualité du sperme.

Alimentation saine et fertilité masculine sont liées

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé les échantillons de sperme de 156 volontaires ayant préalablement détaillé le contenu de leur alimentation par le biais d’un questionnaire. Résultat : plus la consommation de viandes fabriquées industriellement était importante, moins le sperme était de bonne qualité. Au New York Daily News, l’un des auteurs de l’étude, le docteur Jorge Chavarro, a expliqué que  « les hommes qui mangent seulement une tranche de bacon ou une saucisse de viande par jour ont 30% de spermatozoïdes normaux en moins que les hommes qui ne consomment pas ce type d’aliments ».

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Ainsi, les hommes peuvent améliorer la qualité de leurs spermatozoïdes et ainsi augmenter les chances de leur partenaire de tomber enceinte en veillant davantage à leur alimentation. Une étude australienne a récemment démontré que la consommation d’aliments riches en antioxydants -et plus particulièrement la combinaison vitamine E et carotène bêta, deux antioxydants puissants -, permettrait d’accroître les performances des spermatozoïdes. De même, le zinc  aurait un effet bénéfique sur la sécrétion de testostérone, hormone qui agit sur la fabrication et la mobilité des spermatozoïdes, tandis que certaines plantes « miracles » auraient la particularité de stimuler les organes reproducteurs. Enfin, à en croire une étude américaine, manger des noix rendrait les spermatozoïdes plus efficaces. Dans l’objectif de concevoir un enfant, certaines catégories d’aliments méritent donc d'être priorisées, d’autres sont à bannir.
À éviter : la charcuterie, les viennoiseries, les chips, le beurre et l’huile de palme
À privilégier : Les yaourts, les graines, les baies, les germes de blé, les brocolis, les épinards, le chou, le potiron, les oranges, les carottes, les abricots, les mangues, les amandes, le melon, les framboises, les patates douces, l’huile de soja, le saumon, les huîtres, les crustacés, les œufs, les céréales complètes,  les pommes riches en vitamines C, les plantes « miracles » comme la sauge, l’ail, l’asperge, le fenouil, le ginseng

Fertilité et alimentation du côté des femmes

Bien sûr, du côté des femmes également, un régime alimentaire particulier augmente les chances d’enfanter.

Halte aux sucres rapides
Si vous souhaitez tomber enceinte, commencez par bannir les aliments à index glycémique élevé qui augmentent rapidement votre taux de sucre dans le sang. En effet, fertilité et insulinosensibilité sont étroitement liées.
À éviter : le sucre raffiné et les sucreries en général, la farine blanche, les sodas, le pain, les biscuits, les frites, les chips.
À privilégier : le chocolat noir, les céréales complètes, les légumes secs, les fruits rouges, les légumes ainsi que les fibres qui ralentissent l’assimilation des sucres par l’organisme (son d’avoine, lentilles, haricots rouges, lentilles, pois, fèves, etc.).

Les produits laitiers allégés : de faux-amis

Les produits laitiers allégés sont peut-être des alliés minceur mais ils ne sont pas les amis d’une future grossesse. Une étude de l’université d’Harvard aux États-Unis a ainsi démontré que les yaourts 0%, pauvres en graisses, augmentaient les risques de troubles de l’ovulation et, par conséquent, d’infertilité. À l’inverse, les laitages entiers offriraient une certaine protection contre l’infertilité ovulatoire.
À éviter : le lait écrémé, les yaourts 0%
À privilégier : le lait entier, le fromage blanc, le fromage, les yaourts non-allégés

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Du gras, oui, mais du bon
Contrairement aux idées reçues, les graisses ne sont pas forcément mauvaises pour l’organisme. Au contraire, elles participent à son bon fonctionnement et, à condition de choisir les bonnes (graisses polyinsaturées, oméga-3 et oméga-6), favorisent la fertilité.
À éviter : les huiles végétales hydrogénées dissimulées dans les plats préparés et les pâtisseries industrielles.
À privilégier : les huiles végétales d’olives, de colza, de noix ou de lin, les margarines riches en oméga-3, les poissons gras (sardine, saumon, maquereau, hareng) et les œufs.

Des vitamines B9 pour une grossesse sereine
Essentielles à la bonne santé de tout individu, les vitamines le sont d’autant plus pour les femmes qui envisagent d’avoir un enfant. La vitamine B9 (ou acide folique) notamment aide à faire croître et à protéger les cellules de l’organisme lorsque ces dernières se développent et se multiplient très rapidement ; ce qui est le cas pendant la grossesse. Les acides foliques protègent ainsi l’enfant de certaines malformations et préviennent la prématurité.
À privilégier : épinards, mâche, cresson, lentilles, pois chiches, asperges, brocolis, pois, choux de Bruxelles, maïs, oranges, melons, châtaignes, moules, palourdes, quinoa.

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