Dignité et droits des femmes : le combat de la Fondation PPR

Par Candice Satara-Bartko
Publié le 21 avril 2010

« Au moins une femme sur trois dans le monde a été battue, victime de violences sexuelles ou d’autres sévices au cours de sa vie ». C’est de cette réalité tragique qu’est née il y a un peu plus d’un an la Fondation PPR (Pinault, Printemps, Redoute), pour la dignité et les droits des femmes. Rencontre.

La dignité et les droits des femmes : le combat de la Fondation PPR

La dignité et les droits des femmes : le combat de la Fondation PPR

 

L’engagement du groupe de luxe en faveur des femmes


A l’origine existait Solidarcité une association créée par le Groupe PPR en 2001 dans le but de structurer et coordonner l’engagement des collaborateurs aux côtés des associations, des collectivités territoriales et des établissements scolaires. Chaque entité du Groupe développait alors des actions de solidarité conformes à ses préoccupations.

Mais en janvier 2009, le groupe de luxe franchit une nouvelle étape en annonçant  la création d’une Fondation d’Entreprise pour la Dignité et les Droits des Femmes. « Ce tournant a marqué la volonté de PPR de mener une action d’envergure dans un domaine où il y a beaucoup de choses à faire », affirme Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation. La défense des droits des femmes s’est ainsi imposée comme une évidence  pour le président de PPR  François-Henri  Pinault, ainsi que pour l’ensemble du Groupe qui compte 57% de femmes. 

L’objectif de la fondation


La Fondation poursuit deux objectifs complémentaires : d’une part la lutte contre les violences à l’égard des femmes : violences domestiques, violences et mutilations sexuelles, traite, mariages forcés, crimes d’honneur, etc. D’autre part, le soutien de projets d’aide au développement au bénéfice des femmes : formation professionnelle, création d’activités, microcrédit, entrepreneuriat social, etc.

« La Fondation PPR vient appuyer la mise en œuvre de ces objectifs en soutenant des projets portés par des associations, qui ont un impact réel sur les conditions des femmes », explique la déléguée générale de la Fondation. Le fonctionnement est assez classique, les ONG, associations qui œuvrent en faveur des femmes soumettent spontanément  leurs projets  à la fondation, qui examine les demandes de partenariats et sélectionne les projets lors de comités de validation.

« On souhaite encourager l’engagement des collaborateurs du Groupe au sein d’associations au bénéfice des femmes, en accordant notre soutien aux projets sélectionnés », ajoute  Céline Bonnaire. Ils sont également présents  dans la sélection des projets : « le comité de validation animée par une équipe permanente comprend 2 représentants des enseignes, invités tour à tour pour assurer la représentativité de toutes les marques. Cette implication des salariés suscite beaucoup d’enthousiasme et d’entrain ». Tout collaborateur peut également demander un congé solidaire pour suivre son projet sur le terrain. 

Les actions de la Fondation


En 2009, sur 40 projets soumis au comité de validation, 8 ont été retenus. L’équipe de la Fondation sélectionne et soutient les initiatives  d’ONG locales ou internationales, qui proposent des projets au bénéfice des femmes victimes de violences.

« La Fondation sélectionne les projets selon une liste de critères précis tout en essayant d’être présents sur toutes les thématiques liées aux violences faites aux femmes, sans limitation géographique, même s’il est clair que l’on soutient beaucoup de projets en Afrique. Ce qui est intéressant poursuit la jeune femme, c’est de pouvoir pérenniser les partenariats  qui ont été  initiés en développant de nouveaux projets ».

Un projet marquant


Au Pakistan, la violence domestique, le viol, les crimes d'honneur, les agressions à l'acide et les mariages forcés sont de sérieux problèmes. 50 à 90 % des femmes ont subi une de ces formes de violences. Céline Bonnaire en sait quelque chose, elle s’est rendue sur place il y a un mois. «  La situation est très dure, ces femmes sont  souvent rejetées par leur communauté et par leur famille ; elles sont enfermées dans des centres dont, pour la majorité, elles ne peuvent  sortir que sur ordre du juge. Et à leur sortie, elles ont très peu de chance de pouvoir un jour se réinsérer ». 

Avec Médecins du Monde, la Fondation PPR a ainsi mené un vaste projet de création de centres d’hébergement pour ces femmes victimes de violence. L’objectif de ce projet de trois ans est de dispenser des soins de qualité aux bénéficiaires des centres d’accueil (soins médicaux, accompagnement psychosocial et juridique...), de former le personnel et de faire des campagnes de sensibilisation auprès du grand public sur les droits des femmes.

 Grace à cette action, les choses ont évolué : «  ce que l’on imagine ici en Europe est toujours en deçà de la réalité, mais depuis peu les regards de ces femmes sont moins tristes ».

Aujourd’hui la Fondation continue de soutenir des projets à travers le monde pour contribuer au respect de la dignité des femmes.  Et ce combat contre la violence passe évidemment aussi par la sensibilisation et l’information, comme en témoigne le récent soutien de La Fondation PPR à  la sortie du film Fleur du désert

VOIR AUSSI : 

Un portable d'urgence pour les femmes battues !
Soutenez la FNSF : l'association qui lutte contre les violences faites aux femmes au sein du couple !
 

 

Voir aussi :  violence    droits des femmes    abus sexuels   
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4 commentaires

ysabella - 22/04/10 01:26
Le droit des femmes devrait être une priorité, tant sont bafouées de part le monde et même tout prêt; il sufitde regarder pour s'en rendre compte. La violence tant psychologique que physique est présente si près de nous. C'est un devoir de la dénoncer.
meduline971 - 13/05/10 18:07
Ce sujet me touche particulièrement caqr j'ai été,moi même,victime de violences conjugales diverses.Je n'avais que mes amies pour m'aider,c'est déjà beaucoup,il est vrai!Elles se sont cotisées pour me me donner de l'argent pour ma fuite avec mes enfants. Bravo à ces associations qui aident les femmes,je ferai tout pour les soutenir,sans oublier de venir au secours des femmes de mon entourage.
tranquille - 09/08/12 00:15
je voudrait parler ici de l'affaire sophie kaboré quicommence a secouer le burkina faso en ce moment. cette française qui est tombé amoureuse de georges kaboré et qui a faillit y perdre sa vie pour avoir voulu suivre au burkina l'omme qu'elle aimait et qui ne s'etait marié avec elle que par interet.il a depouillé sophie de toutes ses economies et plus pour assouvir ses projets et ses plaisirs aussi dailleurs. elle a ete sequestrée,violée par un inconnu qui a tenté a plusieurs reprises de l'etrangler apres que son mari l'est lui meme laisser sans argent et nourriture plusieurs semaines . aujourd'hui, cette femme reclame justice de bareim ou elle vit depuis qu'elle a fuit le burkina . elle subit des menaces journalieres et une pression depuis deux ans pour ne pas porter plainte . elle a tout de meme reussi a le faire mais ne peut pas retourner au burkina car elle est menacée et croule sous les dettes que son mari lui a laissé donc elle ne peut meme pas sortir de bareim. que pensez vous des femmes "blanches" entre guillemets qui ont subit ce depouillement par amour par des homme qui justifient leur acte comme normal puisque reparation de l'exploitation de la colonisation et l'esclavage . nombreuses sont les europeennes qui ont vécu une situation du meme genre . il faudrait parler de ca car personne ne dit mot de ce genre de choses qui existe pourtant bel et bien !!!
angel95 - 09/09/12 00:35
Je trouve les femmes mérite d'être traiter comme tel je ne comprend pas comment peut ton traité une femme de cette manière verbal ou physiquement c'est une honte à ces hommes de faire cela

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