La forêt, le nouvel investissement à la mode

La forêt, le nouvel investissement à la mode

Après le vin et les œuvres d’art, la forêt séduit les investisseurs. Et pour cause, la France en est recouverte à près de 30 %. Particuliers ou professionnels, ils sont ainsi de plus en plus nombreux à succomber à cet investissement qui, malgré un faible rendement, jouit d’une fiscalité avantageuse.

La forêt, un investissement sûr et original

La France compte 17 millions d’hectares de forêt. Ce sont ainsi près de 30 % du territoire qui en sont recouverts. En ces temps de crise, nombreux sont donc les investisseurs à succomber à l’appel de la forêt d’autant que, contrairement aux idées reçues, la forêt progresse un peu plus chaque année.
Bien qu’original et ayant un faible niveau de rendement (de 1 % à 3 %), investir dans une forêt est un placement réputé sûr et stable. C’est également une manière originale de diversifier son portefeuille, qui séduit aussi bien les particuliers que les grands groupes. Pour preuve, 100 000 hectares de forêts sont vendus chaque année et l’an dernier, l’hectare non bâti se négociait à 5 050 euros en moyenne. Toutefois, les prix sont très variables. Et pour cause, la valeur d’une forêt varie en fonction de critères physiques comme les essences plantées, la qualité du bois, la fertilité, l’âge ou encore la facilité d’accès.

Un investissement, trois options

Plusieurs options s’offrent à vous si vous souhaitez placer votre argent dans une forêt. Vous pouvez ainsi réaliser un investissement direct en achetant un domaine forestier privé à un propriétaire. Le marché étant très confidentiel, il est préférable, pour ce type de transactions, d’avoir recours à des professionnels chargés de la mise en relation vendeur/acheteur.
Sachez qu’un propriétaire de forêt est soumis à de nombreuses obligations, notamment celles d’assurer l’entretien, l’aménagement et le boisement du domaine. Des dépenses qui se situent en moyenne entre 2 000 et 4 500 euros/ha pour reboiser et de 17 à 40 euros/ha et par an pour l’entretien par un professionnel.
Il est également possible, pour réaliser cet investissement, de se rapprocher d’un groupement forestier (société civile dont l’objet est de constituer, améliorer, conserver et exploiter des bois et forêts) et d’acheter des parts de terrain pour un montant pouvant varier de 10 000 à 300 000 euros. La gestion forestière est alors assurée par un gérant nommé par l’assemblée générale du groupement forestier.
Enfin, construites sur le modèle des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI), les sociétés d’épargnes forestières (SEF) permettent également aux investisseurs d’acheter des parts pour un montant compris entre 9 500 euros et 19 000 euros par an. Une société d’épargne forestière est une société de placement collectif qui a vocation à acquérir et à gérer un patrimoine forestier. Elle doit être constituée au moins à 60% de bois et forêts. A l’instar du fonctionnement des groupements forestiers, c’est le gérant de la SEF, nommé par l’assemblée générale de la société qui assure la gestion affective des domaines plantés.

Une fiscalité avantageuse

L’investissement forestier bénéficie d’une fiscalité avantageuse. En effet, tout acheteur qui place son argent dans une forêt, par investissement direct ou achat de parts, peut bénéficier d’une réduction d’impôts sur le revenu équivalente à 25 % du prix d’acquisition du terrain, du prix d’achat ou de souscription des parts. La superficie de la parcelle doit toutefois être d’au moins 5 hectares et ne pas dépasser les 25 hectares. Le propriétaire doit en outre s’engager à la garder 15 ans au minimum. Enfin, cette réduction est plafonnée à 1 425 euros pour une personne seule et à 2 850 euros pour un couple.

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