Par
Sophie Bramly
- Publié le 19 février 2009
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Les dessus-dessous de notre sexualité
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Les vêtements symboliques de la sexualité
De la même manière que nous ne portons pas le même jugement ou le même intérêt à un homme en costume-cravate, jean-tee-shirt, jogging ou pyjama, nous ne sommes pas tout à fait la même, ou nous n’envoyons pas tout à fait le même message lorsque nous portons robes et talons que lorsque nous enfilons pantalon et chaussures plates, lingerie fine ou sous-vêtement en coton. Cela ne signifie pas pour autant qu’il existe des vêtements érotiques et d’autres pratiques.
La psychanalyste Sylvie Pouilloux montre que la construction vestimentaire est une construction que l’on fait autant pour soi que pour les autres. « Par le vêtement, nous élaborons un discours pour autrui. Le vêtement est un discours, une seconde peau, il signale des propriétés sociales, révèle des craintes, le désir de laisser paraître quelque chose de sa filiation ou de soi-même ».
On reconnaît une période historique aux vêtements que l’on y portait. D’un simple coup d’œil, nous reconnaissons les années 50, l’Antiquité, le Moyen Age ou le siècle des Lumières. Le vêtement est parfaitement intégré à notre culture, et les cours d’histoire dispensés aux enfants commencent toujours chaque nouvelle période étudiée par les vêtements qui y étaient portés.
L’histoire est riche d’enseignement et de preuves et la terminologie employée par les spécialistes pour définir les différents systèmes de vêtements est claire. « Depuis le Moyen Age, nous dit Frédéric Monneyron, sociologue, on est en système ouvert pour les femmes (jupes et robes), et en système fermé pour les hommes (pantalons).
Dans l’Antiquité, c’était le système ouvert pour tout le monde (robes pour les femmes, toges pour les hommes). Le Moyen Age a apporté la scission ouvert-fermé. Ce fût la première « révolution » du vêtement. La seconde eut lieu au XIXème siècle. Le vêtement était jusqu’alors différencié selon les classes sociales et les Ordres.
La révolution a bousculé tout ça. Tout le monde a désormais le droit de s’habiller de la même façon, et l’on impose à l’homme le complet-veston, toujours d’actualité. Alors qu’avant, les femmes et les hommes avaient le droit de se parer (bijoux, broderies etc), à partir du XIXème siècle, non seulement les deux systèmes sont confirmés, mais en plus, les hommes n’ont plus le droit de se parer. La couleur disparaît des costumes et les hommes se trouvent devant un choix extrêmement réduit, proche de l’uniforme. Il n’y a jamais eu d’écart si grand entre les vêtements des femmes et des hommes qu’au XIXème siècle.
On est donc passé du système ouvert pour les hommes et les femmes au système ouvert pour les femmes et fermé pour les hommes, et si l’on regarde la rue aujourd’hui, et qui nous est confirmé par l’engouement de cet hiver pour le pantalon « obligatoire » destiné aux femmes, on peut très bien imaginer que nous allions vers un système fermé pour les hommes comme pour les femmes dans un avenir très proche… ».
S.B.

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très sympa cet article je ne pense pas à tout ça en m'habillant!
Pour moi, c'est pareil que toi isa, je pense pas à ce que les gens diront de moi si je porte tel ou tel vêtement. Je prends ce qui me tombe sous le main du moment que le haut et le bas passent bien ensemble.
je pense qu'on le fait innocemment!
moi non je n'y pense pas !
L'habillage d'une femme n'est jamais anodin.
J'ai toujours adoré la belle lingerie , même appelée à tord "coquine" pourquoi , lorsqu'on se met la lingerie c'est pour se sentir bien et faire plaisir à la personne qui nous verra nous déshabiller.
pas vraiment d'accord. On fait très attention à ses sous vêtements surtout lors du début d'une rencontre, ensuite, on porte des sous vetements jolis mais moins coquins.Quant à l'habillement extérieur,il est vrai qu'il est choisi par rapport à l'endroit où l'on se rend.On ne s'habille pas pareil pour aller faire son marché ou se rendre au restaurant.