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La rédaction
- Publié le 26 novembre 2010
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Orthographe : la médiocrité n’est pas une fatalité !
Orthographe : la médiocrité n’est pas une fatalité !
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« Le grand livre de l’orthographe » (Jean-Yves Dournon, Le Livre de Poche), « Le petit livre de la grammaire facile » (Jean-Joseph Julaud, First Editions), « Le français est un jeu » (Pierre Jaskarzec, Librio) ou encore « Difficultés du Français » (Jean-Pierre Colignon, Librio) ; le catalogue des guides pour devenir un as de la langue de Molière est inépuisable. Et pour cause, si certains adultes maîtrisent depuis l’enfance, et à la perfection, le zéro faute en orthographe, beaucoup d’autres s’arrachent régulièrement les cheveux pour un accord de participe passé ou un doute sur un double « p ». La grammaire, la conjugaison, les accords de genre, de nombre et les invariables se transforment ainsi en un véritable cauchemar, constituant parfois des freins à l’évolution d’une carrière. En effet, une lettre de motivation ou un simple mail truffé de fautes vous feront inévitablement perdre des points de crédibilité auprès de votre interlocuteur.
La mémoire, alliée de l’orthographe
Pourtant, ne pas être bon en orthographe n’a de lien ni avec l’intelligence ni avec les compétences. Que l’on ait fait des études ou pas n’aura pas d’incidence si les bases ne sont pas acquises d’entrée de jeu. « C’est le hasard de la vie, atteste Bernard Fripiat, auteur de « Se réconcilier avec l’orthographe ». Vous avez peut-être une bonne mémoire visuelle ou vous avez eu un bon professeur de français. Mais l’orthographe n’est pas un signe d’intelligence. » Et d’ajouter : « c’est un problème de mémoire. C’est comme les tables de multiplication, le tout est de bien amener la matière pour la mémoriser du mieux possible. » Pour limiter le risque d’erreurs, Bernard Fripiat conseille ainsi une méthode qui a fait ses preuves : la mnémotechnie. Ces petites astuces permettent souvent de retenir plus facilement les règles de base de notre langue. D’ailleurs, tout le monde (ou presque) se souvient de cette fameuse phrase : « Mais où est donc Ornicar ? » (mais où est donc or ni car) apprise dans notre enfance et visant à mémoriser les conjonctions de coordination.
A l’opposé, « le stress est l’ennemi de l’orthographe, surtout pour ceux qui ont une bonne mémoire visuelle », note Bernard Fripiat. En effet, les difficultés ne sont pas les mêmes selon le type de mémoire. « Ecrivez-vous ‘apercevoir’ avec un ou deux ‘p’ ? Lorsqu’on a une bonne mémoire visuelle, la réponse saute aux yeux. Et en cas de doute, le simple fait d’écrire les deux solutions suffit, là encore, à trouver la bonne orthographe. Mais en situation de stress, l’exercice s’avère nettement plus compliqué. On trouve alors rarement la bonne réponse, car on l’avait retenue d’instinct sans faire appel à quelque réflexion que ce soit. »
Des lacunes régionales
Qu’en est-il pour les homonymes ? Comment ne plus hésiter entre « ce » et « se » ? Comment accorder tel ou tel participe passé ? Dans ces situations, la mémoire visuelle n’est plus d’aucun secours. « Dans certains cas, j’ai davantage recours à l’oral, confie le coach en orthographe. Une de mes principales recommandations, pour trouver une terminaison, consiste par exemple à mettre le terme ou le groupe de mots au féminin. Une grande part de l’orthographe se retrouve alors à l’oreille. »
Mais les lacunes orthographiques sont également liées aux origines de chaque individu. Par exemple, une personne originaire du Nord aura moins de problèmes avec les accents, tandis qu’un Marseillais, en raison de son accent, aura davantage de difficultés à distinguer les sons « é » et « è ». Quoi qu’il en soit, être nul en orthographe n’est pas une maladie. Chacun peut s’améliorer. « Je conseille aux personnes concernées de faire la liste, pendant un mois, des mots sur lesquels elles butent, de noter la correction puis de mémoriser ce répertoire. Elles constateront rapidement une amélioration de leur niveau. »
Marie-Laure Makouke
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Intéressant, sa à l'air pas mal du tout, je pense qu'on fais souvent des fautes sans faire exprès, ou alors des fautes de frappes ...
Le français est une très belle langue, riche et poétique. L'apprivoiser demande un effort constant et conscient. Difficile pourtant, en tant qu'enfant, de ne pas trouver cela barbant !?
C'est certain que maintenant avec tous ces SMS , les gens n'arrivent plus à écrire correctement.
Bonjour à tous, Article très interessant. Je suis personnellement relecteur-correcteur professionnel et "coach" en orthographe. Il est très important de rassurer les personnes pour qui l'orthographe-grammaire semble difficile. Il suffit de quelques heures pour retrouver un niveau d'orthographe correct. Mon expérience me permet d'être affirmatif sur ce point.... Denis Hugot coach en orthographe à distance http://relecteur.synthasite.com/
très intéressant
Article très intéressant et très encourageant. A ce sujet je suis tombée sur un autre article à ce sujet, qui donne quelque bons conseils à ce sujet : www.yokoro.fr/articles/6-astuces-pour-faire-progresser-son-enfant-en-orthographe En espérant que cela puisse en aider quelques uns....
On ne fait plus attention de nos jours à tout ceci depuis longtemps , et voilà que tout le monde maintenant s'inquiète des mauvaises écritures et des fautes.
le langage sms écrit trop souvent par les jeunes ne les aide pas à avoir une bonne orthographe
La langue française est très difficile mais je pense que la lecture ne peut être que bénéfique à l'orthographe, les mots croisés également.
Lorsque l'on voit les résultats des différents tests effectués dans les écoles élémentaires, ça fait peur !
Ca fait vraiment très peur de voir que tout ceci arrive à des échecs scolaires, car maintenant on n'y fait moins attention , mais par contre demain ce sera peut être un inversement de tendance.