Elle a créé son entreprise de services à la personne

Elle a créé son entreprise de services à la personne
Pascale FONTENEL a créé en 2007 au Mans la société de services à la personne, Sérédomia. Elle nous raconte son parcours, les difficultés qu’elle a pu rencontrer et  son ambition pour l’avenir. Témoignage.

Pascale FONTENEL a créé en 2007 au Mans la société de services à la personne, Sérédomia. Elle nous raconte son parcours, les difficultés qu’elle a pu rencontrer et  son ambition pour l’avenir. Témoignage.


Terrafemina : Quelle est votre activité ?


Pascale FONTENEL : SEREDOMIA est une société de services à la personne s'affichant haut de gamme. J'ai créé cette société en 2007, afin de me reconvertir professionnellement, étant issue des services à la personne loisirs. Je me suis tournée vers ce secteur après avoir effectué une année dans le milieu des maisons de retraite. Il m'a semblé que l'on pouvait encore améliorer l'offre des services à la personne, avant de décider de faire rentrer une personne âgée en maison de retraite. Cette décision est trop souvent imposée aux  personnes et subie.

TF : Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

PF : Il va de soi que les banques sont très frileuses car le recul sur la pérennité de ce type de structure privée n'est pas encore établi. Bien que le plan Borloo facilite la mise en œuvre des sociétés, les directions du travail ne jouent pas toujours le jeu pour aider à l'obtention de l'agrément. Et il faut faire preuve de ténacité.

TF : Ressentez-vous la concurrence ?

PF : Oui, face au particulier employeur. Concernant l'emploi direct d'un salarié à son domicile, il y a deux points critiques : le particulier employeur n'a pas les mêmes obligations, ni les mêmes contraintes que les sociétés agréées sur le contrôle de la qualité et de l'emploi. De plus nous sommes dans une concurrence également déloyale, puisque les personnes de plus de 70 ans ont des exonérations sur les charges en emploi direct, que nous ne pouvons pas leur offrir.  Par ailleurs, se pose également le problème des associations. Tant que les conseils généraux n'harmoniseront pas leur politique tarifaire équitable entre les associations et les sociétés privées nous seront mis en difficulté.

TF : Comment voyez-vous l’avenir ?

PF : L'avenir est meilleur, par rapport à bon nombre de secteurs d'activités, mais avec l'augmentation du chômage. Il va falloir mettre les moyens pour lutter contre le travail au noir et valoriser la réduction fiscale, point crucial. Persévérer aussi, car en temps de crise, le consommateur est bien entendu moins intéressé sur l'utilisation des services. Nous allons  donc continuer à faire de la grande qualité et attendre que  les secteurs associatifs, privés et particuliers soient harmonisés.

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