New Delhi : la famille de l'étudiante violée et décédée réclame la peine de mort

New Delhi : la famille de l'étudiante violée et décédée réclame la peine de mort
New Delhi : la famille de l'étudiante violée et décédée réclame la peine de mort
Dans cette photo : Angelina Jolie
La famille de la jeune Indienne décédée des suites d'un viol collectif subi mi-décembre dans un bus, est sur le pied de guerre pour obtenir la peine maximale pour les six agresseurs arrêtés. Une peine en vigueur dans le pays mais rarement prononcée. Cette affaire réveille l'Inde qui lutte contre la multiplication des agressions sexuelles sur son territoire.
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L’étudiante de 23 ans, violée dans un bus dimanche 16 décembre, alors qu'elle rentrait chez elle accompagnée de son petit ami est décédée des suites de ses blessures. Agressée sexuellement par six hommes, la victime a été violemment pénétrée à l’aide d’une barre de fer rouillée puis battue, avant d’être jetée hors du véhicule. Pendant les faits, son compagnon a lui aussi été tabassé.

La famille demande la peine capitale

La famille de la jeune femme décédée samedi 29 décembre à Singapour, réclame la peine de mort pour les agresseurs arrêtés. Son frère s’est exprimé dans l’Indian Express : « Nous voulons que tous les accusés soient pendus et nous nous battrons jusqu'au bout pour cela ». En Inde, la sentence maximale existe encore et les agresseurs de l’étudiante risquent la pendaison. Mais la peine capitale est rarement appliquée. La dernière personne pendue est l’ultime survivant du groupe terroriste qui a perpétré les attentats de Bombay en 2008. Ce Pakistanais de 25 ans a été exécuté en novembre.

Dans le même média, le père de celle qui devait se marier avec son fiancé en février, partage son chagrin : « Je n'ai pas pu retourner voir sa chambre. Elle est née dans cette maison. Ses livres, ses vêtements, tout est là. Il est difficile de se dire que je n'entendrai plus jamais sa voix, qu'elle ne me lira plus jamais de livres en anglais ». Issue d’une famille pauvre qui vit dans un appartement proche de l’aéroport de New Delhi, la jeune femme était l’espoir principal de son entourage puisqu'elle suivait des études de kinésithérapie, payées grâce à la vente des terres agricoles du père.

La « capitale indienne du viol » sous haute tension

Cette nouvelle affaire de viol collectif a réveillé l’opinion publique indienne qui déplore les agressions sexuelles souvent perpétrées en toute impunité, dont la fréquence ne cesse d’augmenter et majoritairement à l’encontre des femmes. Des milliers d’habitants de New Delhi sont descendus dans les rues pour manifester leur colère. Les forces de l’ordre avaient bouclé une partie du centre-ville. À l’appel du gouvernement samedi soir, les citoyens de la « capitale indienne du viol » ont allumé des chandelles et organisé des veillées à la mémoire de la jeune étudiante disparue.

Crédit photo : Abaca

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