Par
Marine Deffrennes
- Publié le 28 janvier 2011
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Bénévolat et engagement des jeunes : Jeannette Bougrab fait le point
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Jeannette Bougrab, a été Juriste au Conseil constitutionnel, maître de conférences en droit public à l'Université Paris I, puis à l'Institut d'études politiques de Paris avant d’entamer une carrière politique au sein de l’UMP. Devenue maître des requêtes au Conseil d'État en 2007, elle a été présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) du 16 avril 2010 au 14 novembre 2010, date à laquelle elle est nommée par François Fillon au Secrétariat d'État à la Jeunesse et à la vie associative.
Terrafemina : Les jeunes se désintéressent-ils de l’engagement ?
Jeannette Bougrab : Les jeunes sont des personnes engagées et prêtes à payer de leur vie pour leur engagement. Un évènement a ému toute la société : la mort de ces deux jeunes Français au Niger. On oublie que l’un d’eux, après ses études d’ingénieurs, a décidé de s’engager dans une ONG au Niger, parce qu’il était un passionné du continent africain et qu’il avait décidé de lui consacrer une partie de sa vie, il allait épouser une Nigérienne. Cela montre à quel point cette jeunesse est engagée et porte les valeurs de la solidarité et de la mixité. On ne peut vraiment pas dire que les jeunes sont égoïstes.
Le 12 janvier nous avons commémoré les un an du séisme en Haïti. De nombreuses ONG sont intervenues en Haïti et notamment des jeunes du service civique, des jeunes Français qui décident de s’engager : aussi bien des menuisiers qui construisent un hôpital à Port-au-Prince, que des diplômés en gestion, ou des BEP. Ce sont autant de filles que de garçons – la mixité est respectée ! -, et ce sont aussi des jeunes issus de la diversité. Je trouve que c’est quelque chose de beau, parce que même en ayant vécu des choses difficiles en France, ils ont cette force et cette énergie qui leur donne envie d’aller aider les autres et de partir ailleurs.
TF : Où en est le service civique créé en mars 2010 ?
J. B. : Il permet aux jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent s’engager d’avoir une structure d’accueil prise en charge par l’Etat. Les premiers bilans sont très encourageants puisqu’à la fin de l’année 2010 il y avait plus de 5000 jeunes qui étaient engagés dans le cadre des missions du service civique. Cela peut consister en des activités humanitaires, des actions en matière de développement durable ou des actions de proximité -aide aux sans domicile fixe, accompagnement scolaire, etc. Pour 2011 nous souhaitons faire en sorte que plus de 15000 jeunes s’engagent, et développer l’activité à l’international. Jusqu’à présent il n’y a que quelques dizaines de jeunes qui ont eu la possibilité de partir, il en faudrait des milliers sur le continent africain, asiatique ou dans les Caraïbes.
TF : Qu’apporte le service civique au parcours du lycéen ou de l’étudiant ?
J.B. : Nous travaillons à la mise en valeur du service civique avec les entreprises. Nous voulons qu’il soit pris en compte par les recruteurs, que cette ligne-là soit valorisée comme un plus dans un CV. Nous allons signer les premières conventions en février avec de grandes entreprises. En outre un décret est en cours de préparation, permettant de valider certaines unités pour des diplômes universitaires grâce à une expérience du service civique.
TF : A quand la rubrique « engagement » sur le CV ?
J. B. : C’est vrai qu’il y a 14 millions de Français qui s’engagent dans les associations, mais ce n’est pas mis en valeur : le bénévolat, en général, n’est pas mis en valeur dans notre pays. Alors qu’il l’est dans les pays anglo-saxons, où il fait presque partie du parcours initiatique du jeune vers l’âge adulte.
Notre travail est de mettre en valeur le bénévolat, mais pas pour qu’il se retrouve au fond du CV dans la rubrique « Loisirs ». C’est une expérience à part entière et elle doit être valorisée.
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Pour les RSA, il ferait bien de mettre ces choses là en place , ec serait bien.
Je pense qu'il faut donner aux jeunes une vraie chance de pouvoir aider les autres et surtout le faire sur la durée et pas seulement des missions ponctuelles pour faire parler dans les médias
c'est vrai que les jeunes ce foute un peu de tout cela et on devrais leurs faire montrer les choses.
je pense que beaucoup de jeunes seraent près à s'engager dans l'humanitaire s'ils étaient suffisamment informés , c'est très grande expérience sur le plan personnel et parfois professionelle
encore faut il avoir les moyen de s engegé dans l humanitaire ,, pas evident pour tout le monde ,,,