Cancer du sein, la France piétine

Cancer du sein, la France piétine
Cancer du sein, la France piétine
Le taux de mortalité par cancer du sein diminue trois fois moins vite en France qu’au Royaume-Uni. L’hexagone est pourtant mieux équipé que ses voisins européens et investit massivement dans ce domaine. Pourtant ce fléau tue encore 12 000 femmes par an. Comment expliquer le retard français ?

Entre 1989 et 2006, la mortalité par cancer du sein en Europe a diminué de 19% en moyenne, mais entre les différents pays, c’est le grand écart. La Royaume-Uni arrive second avec 35% de décès en moins, après l’Islande (45%), tandis que la France affiche une maigre diminution de 11%. L’étude, menée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), démontre  ainsi l’efficacité des politiques de dépistage par mammographie et des nouveaux traitements.

Pour expliquer la baisse modeste des décès en France, l’un des pays ayant le plus investi dans la lutte contre le cancer du sein et qui possède proportionnellement quatre fois plus d’appareils de mammographies que la Grande-Bretagne, les chercheurs évoquent deux faits.

D’une part le taux de mortalité par cancer du sein en France était et demeure toujours inférieur à celui des pays ayant enregistré une baisse significative –comme l’Angleterre- ; d’autre part la lutte « active » contre cette maladie n’a réellement été effective qu’au lancement du « plan cancer » en 2003. Rappelons aussi que la généralisation du dépistage par mammographie ne date que de 2004…


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