« La bisexualité des femmes est mieux perçue par les hommes hétéros, probablement parce qu’elle répond à un de leurs fantasmes » nous dit Catherine Deschamps.
Ce fantasme saphique banal est aussi partagé par bien des femmes, en couple ou individuellement. Il n’est pas nécessaire de passer à l’acte pour être « bi-curieuse ». Pour celles qui tentent l’expérience, « certaines circonstances, certaines rencontres, certaines fascinations, certaines possessions parfois, peuvent conduire certaines à avoir des relations sexuelles avec des hommes et avec des femmes » souligne l’anthropologue.
« Ce n’est pas spécifique à la bisexualité : on pourrait aussi parler du SM, du tantrisme, voire de l’abstinence. Des circonstances créent des pratiques, parfois durables, parfois ponctuelles. Dans des périodes de découverte, d’exploration, comme à la puberté, le jeu adolescent a parfois lieu dans des contextes homoérotiques forts.
L’évocation du seul terme charrie un intrigant répertoire de clichés et d’idées fausses qui en disent long sur notre rapport à la sexualité. En effet, posée par la médecine comme problématique, voire pathologique, en somme, le soupçon de déviance ou de névrose qui pèse sur la variation à la norme exclusive (hétérosexuelle ou homosexuelle), vaut aux bisexuels des jugements raccourcis dont il faut se méfier comme le rappelle Catherine Deschamps : « tout cela induit la représentation courante que les bis sont nécessairement multipartenaires » et, fatalement, associés au libertinage.
Infidélité, dévergondage, lubricité, lâcheté, indécision, la liste est longue des reproches que l’on adresse à cet individu supposément dépravé et insatiable. Pas de quoi crier au loup, pourtant. Plutôt que voir la bisexualité comme une variation de l’homosexualité ou de l’hétérosexualité, celle-ci mérite qu’on la considère aujourd’hui comme une sexualité en soi, qu’elle qu’en soit sa durée.
Avec la collaboration de Clémentine Arnaud
VOIR AUSSI :
Notre experte vous parle du plaisir de la femme : Cunnilingus : laissez-vous faire !
Découvrez le cinéma X-plicit : quand les femmes se prêtent au jeu de la pornographie.
Sophie Bramly
Après des études d'arts graphiques à Penninghen, Sophie Bramly devient photographe et travaille pour Paris-Match, Rock & folk, etc... A 21 ans, elle part s’installer à New York, où elle découvre et s’immerge dans l’univers du mouvement hip-hop dans le Bronx, balbutiant à l'époque (1981) (...) En août 2006, sa fille lui demande de lui offrir une poupée qui représenterait sa maman. Comment allait-elle se représenter ? Avec ou sans poitrine ? Avec ou sans poils ? Avec ou sans sexe ? Quelle image donner de cet « obscur objet du désir » à sa fille ? Les questions affluaient… C’est à ce moment là que Sophie Bramly, décide de créer Second Sexe.
Ses photos de la scène rap sont passées inaperçues pendant trois ans et aux Etat-Unis et en France, jusqu’à ce que l’Europe embrasse ce mouvement. Sophie Bramly rentre donc provisoirement en France, pour travailler avec Elle, Wiener, The Face, etc... Et puis elle y reste.
Attirance fugace ou intermittente, curiosité, fantasme ou mode de vie : de plus en plus de filles avouent avoir un copain et une copine.
La bisexualité féminine revêt des formes aussi bien fictives, fantasmées, caricaturées que niées, et par l’imaginaire qu’elle charrie, reste objet de questionnement.
Elle cristallise aussi des attitudes sociales souvent contradictoires : suspicion, fascination. Cette épineuse question remplit les pages de la presse féminine et, comme la plupart des sexualités non conformes, serait devenue « in ». Avant de la ranger au rayon des produits de grande consommation, penchons-nous sur cette troisième voie, une (vieille) tendance.
Certaines s’inquiètent : la tendance est-elle innée ? En feuilletant le bottin mondain, les exemples ne manquent pas : Tamara de Lempicka, Marlene Dietrich, Drew Barrymore, Angelina Jolie, Madonna et bien d’autres en ont exploré les virtualités. Outre son volet people, elle reflète une réalité : il y a aujourd’hui « une plus grande diversité des trajectoires et des répertoires sexuels », explique la sociologue Natacha Chetcuti.
Pour la chercheuse Sandra Boehringer, qui a étudié l’homosexualité féminine dans l’antiquité grecque et romaine, ces pratiques sexuelles existaient bel et bien mais n’étaient pas reconnues comme une sexualité à part entière pour les femmes. « Considérée comme négligeable pendant des siècles, la bisexualité féminine a été mal documentée, » estime Karl Mengel.
L’idée d’une bisexualité psychique « innée » fait son apparition avec Freud. Le psychanalyste, qui a parlé très tôt de bimorphisme sexuel, évoque une « disposition bisexuelle originelle » [1]. Deux tendances, masculines/active et féminine/passive existent en chacun de nous, mais il n’est en fait nullement question de sexualité. « Tous les individus humains, par suite de leur constitution bisexuelle et leur hérédité croisée, possèdent à la fois des traits masculins et des traits féminins, » écrit Sigmund.
Pour les unes, c' est l’occasion de « gommer les limites artificielles de la sexualité », pour les autres de questionner des normes transversales et des stéréotypes partagés. « L’on peut aussi y voir la volonté, politique, de ne pas s’incarner dans une définition précise, » estime Natacha Chetcuti. Et si, comme le souligne Karl Mengel, la moralisation de la sexualité, qui émerge lorsque l’ordre érotique impose un choix, est inquiétante, on peut à l’inverse considérer la vie érotique, telle qu’elle se présente parfois à nous, comme un mouvement perpétuel.
Je ne comprends pas que l'on puisse parler de pathologie.Mon maître-mot étant liberté , il en va de la sexualité comme de tout sujet. La bisexualité n'est pas quelque chose qui me dérange. Les mentalités ont tant besoin d'évoluer, mais surtout la tolérance; je rêve d'un monde sans jugement...
De plus , je ne pense pas que ce soit une "nouvelle sexualité"
non ce n'est pas une pathologie ni une maladie! la sexualité est quelque chose de personnel.J'ai une amie qui vient de divorcer et de se mettre avec une femme, ça ne m'a pas choqué! aprés tout c'est un couple comme un autre! Il faut savoir évoluer!
je suis assez d'accord avec les filles sur ce point. l'amour est un sujet bien vaste et complexe pour que l'on puisse l'aborder en terme de pathologie. le principal est d'être heureux et d'être serein en fonction de ces choix en matière de sexualité. La liberté d'aimer qui que ce soit est un droit car elle n'enfreint à rien la liberté des autres. pour ma part je rejoins ysabella sur la notion de tolérance encore peu développée dans notre pays en matière de sexualité
oui, cela existe depuis l'antiquité.Mais entre temps, il y à eu du changement
La liberté de choix c'zest formidable mais comment vit un couple quand l'un des deux est bi,faut t-il l'accepter ou non ?
Chacun est libre de choisir la sexualité qui lui convient, ne jugeons pas
je n'arrive pas a comprendre comment les gens peuvent etre bi
la bisexualité elle existe depuis bien longtemps!!! mais c'est aussi un vaste sujet tabou
la bisexualité a toujours existé mais elle a connu également sont effet de mode tout comme la mode de l'échangisme Chacun doit être libre d'explorer sa sexualité
je ne suis pas contre la bisexualité elle existe depuis tres longtemps
Je veux bien que l'on soit hétéro ou homo mais être bisexuel, dépasse mon entendement.
Ben la dessus je ne m'étendrait pas et je vais faire ma vieille réponse : chacun voit midi à sa porte ... Pas d'avis pour les autres ...
oui le sexe oui mais ces derives je suis donc vieux jeu et je dis non c'est pour moi je dis bien pour moi de la perversite
Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est de la perversité, c'est tout simplement des personnes qui n'arrivent pas à se situer dans la société.
C'est entre adultes consentants ? Alors c'est bien et personne ne peut s'y opposer , ce sont des relations privées qui ne méritent ni jugement moral ni sanction .
Chacun fait ce qu'il veut , je ne juge pas, il faut de tout pour faire un monde, cela existe depuis toujours mais les moeurs ont évolué.
moi je n'ais aucuns préjuger !!! chacun et libre de sa sexualité !!!! je connais beaucoup de personnes comme ca et je ne les jugent jamais !!!
Pour moi chaque personne est libre de vivre sa sexualité comme elle veut et avec qui elle veut ,il faut être ouvert sur le sujet et ne pas juger