Par
Sophie Bramly
- Publié le 4 décembre 2008
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Je pense donc je jouis !
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Je pense donc je jouis.
Bien que le sexe occupe parfois la plume de certains philosophes au XIXème siècle de manière éparse, il faut attendre la seconde moitié du XXème siècle pour qu'il soit l'objet d'un véritable mouvement. Jusqu'alors réprouvé par la morale et la religion, le sexe tient une part non négligeable dans les transformations que connaît la France dans les années 1960. Mais au début des années 1960 l'éros n'est pas toujours rose.
A ses yeux, les femmes subissent alors particulièrement ces faux-semblants. Le mariage les prive souvent de liberté et les place dans une situation de dépendance financière à l'égard de leurs époux. Livre emblématique de la pensée libératrice, "Eros et civilisation" du philosophe américain Herbert Marcuse pointe la façon dont le principe de rendement réprime le principe de plaisir, dans les sociétés fonctionnant selon une économie de marché. Pour y remédier, il considère que l'émancipation sexuelle est inséparable d'une transformation sociale radicale.
Autre figure de proue du navire freudo-marxiste, le psychiatre et psychanalyste Wilhelm Reich soutient l'idée selon laquelle l'individu sain est celui qui satisfait ses pulsions érotiques. Il est alors seulement à même de répondre aux exigences du monde professionnel et de connaître des relations sociales développées. A contrario, la répression sexuelle engendre le malheur des individus et les empêche de se réaliser pleinement au sein de la société.
La société française évolue, la sexualité féminine a (enfin) voix au chapitre.
Aujourd'hui, il est bien rare qu'on prête au sexe un quelconque caractère impur. Mais à l'inverse, la parole libérée sur la question fait souvent naître une volupté insatiable. Pour y remédier, André Comte-Sponville s'attaque à la conception platonicienne du désir vu comme un manque, en considérant notamment que "faire l’amour, c’est désirer l’homme ou la femme qui est là, qui ne manque pas, qui se donne, dont la présence (non l’absence ou le manque) nous comble". Prendre le désir comme un accomplissement en tant que tel permettrait ainsi de se satisfaire de l'instant présent. Pour contrefaire une formule de Descartes, peut-être serait-ce là une manière de faire de la jouissance "la chose du monde la mieux partagée".
Extrait de « Je pense donc je jouis » de Frédéric Rieunier (secondsexe.com)

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tres bon article et un nouveau sujet sur la sexualité, c'est vrai la sexualité n'a pas de limite.
La phrase de Engels, cité en fin de vidéo, est en réalité, un emprunt à Stendhal, qui l'écrivait dans "De l'amour" en 1822.
Alors là, je vais essayer d'y penser très fort afin de voir si j'y arrive mais ça m'étonnerait. le plaisir se prend à deux.
oh non! il n'est pas rare que l'on prête au sexe un caractère impur. c'est ce que font la plupart des religions . . . . .. . . .. . . .. . ..