L'erreur à ne pas faire quand on envoie son enfant au coin

L'erreur à ne pas commettre quand on envoie son enfant au coin
L'erreur à ne pas commettre quand on envoie son enfant au coin
Lorsque l'on envoie son enfant au coin, c'est pour le faire réfléchir à ce qu'il vient de faire. Or, souvent les parents se contentent de l'éloigner de nous en oubliant un détail très important : le laisser s'ennuyer.
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Quand on punit son enfant en l'envoyant au coin, il est censé être isolé, sans jouet, ni livre, ni compagnie d'aucune sorte. Le but étant qu'il réfléchisse à sa bêtise - on est rarement puni sans raison - et qu'il se remette en question. Une fois qu'il a retrouvé son calme, il vient nous retrouver, on désamorce le problème et on passe à autre chose. C'est justement le côté ennuyeux de cette forme disciplinaire qui la rend efficace. Mais voilà, le hic, c'est que beaucoup de parents zappent le côté ennuyeux de la punition, ce qui la rend totalement inutile. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude parut dans la revue Academic Pediatrics.

Les chercheurs ont interrogé plus de 400 parents dont les enfants étaient âgés de 15 mois à 10 ans, et ont constaté que 3 parents sur 4 utilisaient le "coin" en réponse à un mauvais comportement et que 85 % ne l'utilisent pas de manière efficace.

Ne pas parler à l'enfant pendant sa punition

"La plus grande erreur constatée durant mon expérience clinique est que les parents parlent trop et cela s'est avéré vrai dans l'étude aussi", remarque Andrew Riley, l'auteur principal et chercheur à l'Oregon Health and Science University de Portland. "Si les parents parlent à leurs enfants pendant ce temps mort, ce n'est pas assez ennuyeux et cela pourrait ne pas très bien fonctionner. S'expliquer, c'est bien, mais l'on devrait attendre que le temps mort soit terminé".

Ainsi, selon la recherche, il est préférable que les parents commencent par donner un avertissement à leurs enfants, puis les punir sans tergiverser et enfin discuter avec lui, une fois la punition levée.

Pour autant, c'est souvent plus facile à dire qu'à faire. Le Dr Riley a ainsi constaté que 1 parent sur 4 cédait après avoir puni son enfant et qu'il lui arrivait lui-même de le faire avec les siens, de temps en temps, quand ils lui demandaient de leur laisser leur jouet, une "autre chance" ou de ne pas les priver de télévision par exemple. L'éducation parentale est un travail long et ardu et il est bien normal de craquer parfois. Le principal étant bien sûr de ne pas céder à tous les coups.

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