L'interview girl power de Sarah Ourahmoune

L'interview Girl Power de Sarah Ourahmoune
L'interview Girl Power de Sarah Ourahmoune
S'il existait une allégorie de la "fille badass", elle prendrait sans doute les traits de Sarah Ourahmoune. La vice-championne de boxe lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, par ailleurs cheffe d'entreprise et maman, a accepté de répondre à notre questionnaire féministe.
A lire aussi
L'interview girl power de Nolwenn Leroy
News essentielles
L'interview girl power de Nolwenn Leroy

Boxeuse, battante, championne. Mais aussi entrepreneuse et maman. Les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier Sarah Ourahmoune. À 35 ans, la sportive a définitivement raccroché ses gants de boxe au vestiaire, après avoir accompli l'impossible : remonter sur le ring après avoir mis sa carrière entre parenthèses pour remporter une médaille olympique.


Celle qui peut se targuer d'avoir été sacrée dix fois championne de France puis championne de Boxe en 2008 a remporté haut la main son pari : elle est revenue des Jeux Olympiques de Rio avec la médaille d'argent et a définitivement mis fin à sa carrière de boxeuse professionnelle.

Maman d'une petite Ayna, 4 ans, elle se consacre désormais à Boxer Inside, son entreprise de développement personnel en entreprise, tout en développant Jungle Fights, une start-up de gants connectés qu'elle lance avec son mari.

Dans cette vie à 100 à l'heure, Sarah Ourahmoune trouve encore du temps pour se consacrer à des projets qui lui tiennent à coeur. Ambassadrice de la campagne Bridgestone "Poursuis Ton Rêve, Quoi Qu'il Arrive", qui encourage le public à aller au bout de ses projets, la sportive animera le 12 octobre prochain une soirée punchy à l'Espace Commines, à Paris.

Malgré son emploi du temps chargé, Sarah Ourahmoune a trouvé le temps de répondre à notre questionnaire girl power.

Les 3 femmes qui vous ont inspiré ?

Annie Sugier : présidente de la Ligue Internationale Des droits de la Femme. Annie se bat au quotidien pour abolir l'apartheid sexuel dans le sport et notamment aux Jeux Olympiques.

Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook, qui m'inspire quand elle explique qu'il faut prendre sa place, prendre la parole, car personne ne nous la donnera...

Zahia Ziouani : elle dirige l'orchestre symphonique Divertimento, et oeuvre pour la démocratisation de l'enseignement de la musique classique. Elle sensibilise les publics les plus éloignés du spectacle, notamment par le biais de son école de musique à Stains en Seine-Saint-Denis

Votre dernier moment badass?

Quand je suis allée à Harvard en tant que speaker pour parler de sport, d'insertion et d'inclusion.

Un truc qui vous révolte aujourd'hui en tant que femme?

Le regard porté sur les femmes sportives, politiques ou à haute responsabilité. On les qualifie davantage par leur apparence que par leurs compétences ou par leurs statuts!

La leçon que vous aimeriez transmettre à votre fille ?

Il y a tellement de leçon que j'aimerai lui transmettre ! Mais si je devais en choisir une ce serait celle d'avoir l'audace et le courage de choisir. Choisir ce qu'elle veut être, ce qu'elle veut devenir...Et se battre pour affirmer ses choix et les imposer.

L'héroïne de fiction que vos adoriez quand vous étiez enfant ?

Indéniablement Wonder Woman !

La femme qui vous a bluffée cette année ?

Tess Asplund, la femme qui a fait face à des néonazis qui manifestaient en Suède. Elle fait face à eux en les toisant, le poing fermé, brandi en l'air.

La chanson Girl Power que vous chantez pour vous donner du courage ?

"Express Yourself" de Madonna

Votre mantra préféré ?

"Sky is the limit."

Pourquoi est-ce encore nécessaire de se battre quand on est une femme aujourd'hui ?

Parce qu'il est nécessaire de continuer à se battre pour combattre les inégalités de genre. Des femmes comme notre regrettée Simone Veil nous ont montré le chemin. À nous de trouver la force et le courage de continuer...

Sur le même thème