Par
Marion Roucheux
- Publié le 26 septembre 2011
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Grève du 27 septembre dans l'Education : « un ras-le-bol général »
Terrafemina : Les cinq fédérations syndicales des établissements privés sous contrat appellent à rejoindre l’appel à la grève des syndicats du public. Le mardi 27 septembre, représentants de l’enseignement privé et public manifesteront ainsi main dans la main. Est-ce une première ?
Richard Béraud : Il y a déjà eu des exemples de manifestations communes dans les années 1980, mais que les acteurs de l’enseignement privé et ceux de l’enseignement public manifestent tous ensemble avec un affichage identifié, cela reste inédit. Il s’agit d’une manifestation unique, qui traduit le fait qu’organisations du privé comme du public partagent les mêmes intérêts et font face aux mêmes problématiques.
TF. : Qu’est-ce qui justifie cette mobilisation en commun ?
R.B. : Que l’on soit dans le public ou dans le privé, les conséquences des restructurations budgétaires du gouvernement sont les mêmes. Les enseignants des établissements privés sous contrat sont en effet payés par l’Etat, et sont donc confrontés aux mêmes problèmes que les enseignants du public. Les économies budgétaires engendrent avant tout des suppressions de postes ou la non création de nouveaux postes : cela entraîne des classes surchargées et des difficultés pour les professeurs de mener à bien leur mission. Il est plus compliqué pour eux également d’avoir accès aux formations. Le privé est sur ce point concerné au même titre que les autres. D’où le ras-le-bol général ambiant.
TF. : Comment s’est passée la rentrée 2011 ?
R.B. : Par le biais d’artifices, la rentrée s’est bien passée. Il y a en effet des professeurs dans les classes, même s’ils ne sont pas formés et même si les classes sont en sureffectifs. Les stagiaires en formation sont ainsi directement utilisés en poste, et on a supprimé et occulté le personnel de remplacement. La rentrée s’est donc passée à flux tendus et nous craignons la suite de l’année scolaire, lorsque des enseignants devront trouver des remplaçants. De plus, dans le second degré, le gouvernement joue sur le volet horaire : chaque année le nombre d’heures d’enseignement est réduit. Les enseignants n’ont alors pas les moyens d’assurer le programme de base par manque de temps : ils ont alors le choix entre faire des impasses ou bien assurer des cours en accéléré. Avec ce type de mesures, des classes surchargées et des cours effectués dans de mauvaises conditions, à la fois dans le privé et dans le public, on gagne fictivement des moyens et ce sont les élèves qui en pâtissent.
TF. : Dans quel état d’esprit sont les enseignants dans ce contexte de restrictions budgétaires ?
R.B. : D’après les échos que nous avons des enseignants, nous ne ressentons pas de morosité mais plutôt un esprit et une démarche combattifs. Est-ce que cela sera suffisant pour susciter une grande mobilisation lors du 27 septembre ? Nous l’espérons. Nous parions sur une forte mobilisation avec une grande unité d’action : une centaine de manifestations sont ainsi prévues en France et il y a une bonne préparation des organisations. De plus, le 27 est la première étape : le 11 octobre est organisée une journée d’action interprofessionnelle qui permettra de rebondir sur l’élan créé par la première manifestation. Les annonces budgétaires prévoient de moins en moins de postes alors qu’il y a de plus en plus d’élèves : nous ne pouvons pas nous contenter d’une école comme dans les années 1940, les temps ont changé et l’école doit répondre à son temps. C’est pour cela que nous nous mobilisons.
Richard Béraud
Crédit photo : AFP
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Mes filles ne sont pas encore rentré du collège , mais vendredi elles ne m'ont rien dit de la greve. Est ce vraiment suivit ?
Les syndicats ont appelé à la grève mais sera t'elle vraiment suivie. C'est en fin de semaine qu'on le saura.
Merci country, je pensais que la greve n'etait que pour demain, donc c'est juste le début ! je sens que je vais devoir en faire des repas !
Dans l'école de ma fille sur 11 classes il n'y en aura que 2 qui feront classes demain je pense que cela n'est que le début car les gens ont en marre de leur condition de travail
la grève est un des rares moyens pour ce faire entendre dans ce pays!!!
L'information vient de tomber pour mes enfants je sais ce soir que demain matin il manquera seulement le professeur de français et histoire géo, les autres profs ne font pas la grève
Il n'est pas possible de travailler avec plus trente élèves dans une classe et surtout il faut arrêter de supprimer des postes car nos enfants en subissent les conséquences par manque de temps les profs n'ont plus l'occasion de s'occuper correctement des enfants
Je n'ai pas mis mes filles a l'ecole, vu qu'aucun professeur n'a voulu confirmer ou infirmer sa presence pour faire les cours. J'aimerais bien qu'ils respectent les ados ! Ensuite pas de cantine.
je suis dans le privé et la plupart des institutrices font grève, depuis que j'y suis c'est la première fois, cela devient inquiétant car il manque aussi d'AVS nécessaires pour les enfants ayant un handicap
Des papys et mamies sont très occupés aujourd'hui, mes petites filles par contre ont école.
c'est vrai qu'il faut faire bouger certaine choses mais c'est trop souvent trop trop trop ! et les gens qui veulent bossé peuvent pas et voila c'est pas évidents mais difficile a comprendre quand on perd une journée de travail n'ont voulu de nos jours une journée de travail c'est une semaine de course a peut pres de perdu!
est ce que cela va continuer ?
Apparemment le secteur privé reconduira la grève mais sous d'autres formes, ils ne veulent pas pénaliser les parents qui travaillent, pour le secteur public eux referont grève
Apres tout ils ont en peut être aussi ras le bol des conditions dans lesquelles ils sont obliges de travailler il faut les comprendre
Autant cette grève a été suivie par le personnel enseignant autant ce ne fut pas le cas pour celle du 10 octobre qui est presque passée inaperçue
les grèves se succèdent mais il ne se passe rien, on n'entend pas les professeurs , ils ne veulent pas etre evalués directement par le principal