Les définitions du mot « Fantasme » que nous trouvons parlent toutes de production : « Production psychique imaginaire correspondant à l’expression d’un désir », « Production de l’imaginaire par laquelle le Moi cherche à échapper à l’emprise de la réalité ». Pour parler clairement, le fantasme consiste à prendre nos désirs pour la réalité… Imaginer une scène dont le scénario est élaboré, et s’immerger dans cette pensée comme dans une réalité, ce qui déclenche une stimulation sexuelle, provoquant désir et plaisir.
Tout le monde fantasme. Pourtant, tout le monde n’a pas l’impression de fantasmer. Car les fantasmes, même s’ils provoquent l’excitation sexuelle, ne sont pas forcément d’ordre sexuel. Certaines femmes fantasment pendant les rapports à propos de l’amour qu’elles portent à leur partenaire, ou de l’amour qu’il est sensé leur porter. Cela les met en émoi mais elles n’auront pas l’impression de fantasmer…
Les fantasmes sont de tous ordres. Du plus simple au plus sophistiqué tous sont salutaires et n'indiquent rien de déviant. Comme dans la littérature libertine. Nombre de livres mettent en scène des personnages pervers et l’issue ne fait pas forcément triompher la morale. Le Marquis de Sade, Pierre Louÿs ou Guillaume Appolinaire ne sont ni incestueux, ni violeurs, ni criminels, ni pédophiles. Mais leurs œuvres décrivent des personnages confrontés à ces désirs inavouables. Nos fantasmes sont comparables à ces romans sulfureux.
Nous pouvons fantasmer le pire. Le fantasme, comme les fictions de tous ordres (cinéma, théâtre, littérature), jouent un rôle que les Grecs nommaient Catharsis (purification) : en imaginant crimes, passions criminelles ou perversions sexuelles, en transgressant, c’est à dire en refusant de respecter un interdit, on affirme et accepte les règles établies même si cela paraît être tout à fait paradoxal. Pourtant lorsqu’un interdit disparaît, la transgression aussi.
Si l’ordre social délimite dans un cadre ce qu’il est possible ou non de faire, il faut se rappeler que les curseurs de cette morale varient constamment avec les époques. A titre d’exemple, il est interdit aujourd’hui d’avoir une relation sexuelle avec une personne de moins de 15 ans (âge de la majorité sexuelle en France), quand il était autrefois courant de marier les enfants vers l’âge de 12 ans.
Avec la collaboration de Béatrice Baumié et Aurélie Galois
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Sophie Bramly
Après des études d'arts graphiques à Penninghen, Sophie Bramly devient photographe et travaille pour Paris-Match, Rock & folk, etc... A 21 ans, elle part s’installer à New York, où elle découvre et s’immerge dans l’univers du mouvement hip-hop dans le Bronx, balbutiant à l'époque (1981) (...) En août 2006, sa fille lui demande de lui offrir une poupée qui représenterait sa maman. Comment allait-elle se représenter ? Avec ou sans poitrine ? Avec ou sans poils ? Avec ou sans sexe ? Quelle image donner de cet « obscur objet du désir » à sa fille ? Les questions affluaient… C’est à ce moment là que Sophie Bramly, décide de créer Second Sexe.
Ses photos de la scène rap sont passées inaperçues pendant trois ans et aux Etat-Unis et en France, jusqu’à ce que l’Europe embrasse ce mouvement. Sophie Bramly rentre donc provisoirement en France, pour travailler avec Elle, Wiener, The Face, etc... Et puis elle y reste.
Les renouveler, les étouffer, les enterrer, les assumer, les fuir. Toutes les attitudes sont possibles, mais il n'y a qu'une vérité : le fantasme est une terre de liberté. L’élément essentiel à notre sexualité, c’est notre cerveau. C'est notre plus gros organe sexuel. On peut même parvenir à l’orgasme en rêvant. Le lâcher prise ne peut venir que de lui. Ce que notre cerveau stocke dans notre inconscient peut autant amener à la jouissance que la bouleverser ou la bloquer.
Il peut être difficile d’accepter ses fantasmes et de s’y laisser aller. Ils débarquent sans prévenir à l’adolescence et accompagnent la découverte du corps et la masturbation, puis ils évoluent tout au long de notre vie sexuelle. Les fantasmes sont l’un des principaux moyens de maintenir l’activité sexuelle au beau fixe pour s’ouvrir au renouvellement du désir. Dans la masturbation, c’est un élément moteur. Dans le rapport à l’autre, le fantasme n’est pas toujours présent, mais nombreux sont ceux et celles qui en ont besoin pour arriver à la jouissance, ce qui est indépendant de la relation à l’autre.
Les fantasmes sont de tous ordres et si l’on y est réceptif, ils permettent, comme la masturbation, d’affiner notre propre quête du plaisir. Ils nous permettent de savoir quelle sexualité nous correspond le mieux (soumise, violente, volage…), et par conséquent, quel partenaire nous correspond le mieux. Les fantasmes sont notre seul espace de liberté, inviolable, infranchissable. Certaines personnes développent une culpabilité lorsque leurs fantasmes sexuels sont déviants. Mais selon la sexologue Mireille Dubois-Chevalier « se poser la question de savoir si l’on est fou parce que nos fantasmes sont transgressifs, revient à se demander si l’on est fou parce que l’on rêve d’être riche. Tant qu’on sait que ce ne sont que des fantasmes, tout va bien. Si on s’inquiète, s’il y a une souffrance, les choses sont différentes. La normalité, c’est de ne pas souffrir. Si l’on a mal, c’est exactement comme pour l’organisme, c’est un symptôme d’alerte. Et là il faut consulter ».
Certains fantasmes sont possibles à assouvir, mais il faut simplement garder en vue l’idée qu’un fantasme assouvi en générera un autre. Le fantasme exige, pour être réalisé, une acceptation parfaite et totale des deux partenaires. De très nombreuses femmes acceptent de se prêter aux désirs de leur partenaire sans les partager, pour faire plaisir. Ces solutions ne sont pas pérennes et risquent de laisser des blessures. A l’inverse, « entre adultes consentants » il y a un vaste champ du possible et de l’expérimentation, qui peut ouvrir sur de nouveaux plaisirs et surtout renouveler le plaisir.
Tous le monde fantasme ou a eu un jour un fantasme,mais il a ceux que l'on pourrait dire et ceux qu'il vaut mieux garder pour soi
Il est important d'avoir des fantasmes meme si tous ne sont pas assouvis celà permet de mettre un peu de piment dans notre vie afin d'éviter une certaine routine qui peut vite s'installer.
l'imagination est parfois plus agréable que la réalité
c'est pour tout le monde pareille je pense sans exception
c'est vrai que les fantasmes sont le piment de la vie sexuelle, certains seront assouvis et d'autres non, mais c'est bien car ils laissent toujours de l'espoir et comme on dit, l'espoir fait vivre.
c'est normal d'avoir des fantasmes, cela ne signifie pas qu'on veut tromper l'aure
je pense qu'il est bon de realiser certains fantasmes, enfin, tout dépend du fantasme!
ces naturel
Chacun a des fantasmes c'est naturel. Après libre a chacun de les réaliser ou non.
Dans la realite je suis plutot timide sur le plan sexuel,c pourkoi fantasmer fait partie de ma vie car alors la je peux tout imaginer sans timidite...
Oh mais les fantasmes c'est le numéro un du jardin secret de chacun non ? C'est un peu comme rever.... mais comme le dit mister X tout dépend du fantasme