Ségolène Royal : la BPI, son nouveau tremplin

Ségolène Royal : la BPI, son nouveau tremplin
Ségolène Royal : la BPI, son nouveau tremplin
Dans cette photo : Ségolène Royal
Certaines rumeurs la voyaient prendre la présidence du Parlement européen, d'autres l'imaginaient déjà rejoindre l'équipe ministérielle. Finalement, c'est à la tête de la Banque publique d'investissement (BPI) que Ségolène Royal va rebondir. Une occasion de redorer son blason, après l'échec des dernières législatives.
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Elle fait enfin son retour sur la scène politique. Après quelques mois de silence médiatique, Ségolène Royal vient d’être nommée au conseil d'administration de la Banque publique d'investissement (BPI), en tant que représentante des régions. Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts et à ce titre président de la BPI, a précisé lors d’une interview sur France Inter qu’elle « sera vice-présidente de la BPI ». « Compte tenu de ses capacités en termes de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole de la BPI », a-t-il par ailleurs souligné. Ségolène Royal, qui ne recevra pas de rémunération pour ce poste, a réagi à cette nomination sur Twitter, en écrivant : « Servir modestement mais efficacement une grande idée : la B. P. I., banque des territoires, des PME, de la mutation écologique ». 

Un tandem paritaire pour la BPI

« On m'a proposé d'être vice-présidente et porte-parole. Et j'ai accepté parce que je tiens beaucoup à ce que la Banque publique fonctionne. C'est une idée (...) qui préfigure la mise en place d'une moralisation de la finance, d'un autre système économique où la finance est vraiment au service des entreprises », a-t-elle par ailleurs déclaré à l’AFP. Son objectif étant entre autres de « répondre à l'inquiétude des PME qui se plaignent des difficultés, de la frilosité des banques, qui aujourd'hui ne prennent plus de risques. On voit des PME qui ont des difficultés à changer de taille parce qu'elles ont soit des problèmes de trésorerie, soit des problèmes de fonds propres ». Pour M. Jouyet, la nomination de Mme Royal est une « bonne chose », instituant dans ce conseil « paritaire », un tandem « entre un haut fonctionnaire et une grande responsable politique ». Et à ceux qui dénoncent une « République des copains », il répond que Ségolène Royal a « porté ce projet depuis très longtemps ». Et la principale intéressée rappelle qu’elle « siège à ce conseil d'administration en tant que présidente de région, désignée par l'Association des régions de France et pas par le gouvernement ».

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