Suicides en série : Ask.fm est-il dangereux ?

Suicides en série : Ask.fm est-il dangereux ?
Suicides en série : Ask.fm est-il dangereux ?
Troisième réseau social le plus utilisé en France, derrière Facebook et Twitter, Ask.fm connaît, depuis sa création en 2010, un succès fulgurant auprès des ados. Mais l'anonymat qui y est de mise profiterait aussi aux harceleurs : quatre suicides d'adolescents, survenus ces dernières semaines, seraient liés au réseau social.
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Plus de 60 millions d'utilisateurs dans le monde entier selon Le Soir, dont 1,3 million de Français d'après les chiffres de mars 2013 de Médiamétrie. Le réseau social Ask.fm connaît un succès fulgurant depuis sa création en 2010, et notamment chez les ados : en France, la moitié des utilisateurs ont moins de 17 ans. Chaque jour, ces internautes y dialoguent, posant plus de 30 millions de questions et obtenant autant de réponses. Un flot anonyme, contrôlé par seulement 50 modérateurs externes, qui profiterait aux harceleurs : 4 suicides d'adolescents, survenus ces dernières semaines, seraient liés au réseau social. Tous auraient reçu des messages d'insultes et des menaces de mort.

4 suicides d'adolescents seraient liés au réseau social

Vendredi dernier, Hannah Smith, une Britannique de 14 ans s'est pendue après avoir été harcelée pendant de nombreuses semaines. Selon The Télégraph, la jeune fille aurait demandé des conseils pour ses problèmes de peau sur le réseau social, ce à quoi ses harceleurs lui auraient répondu : « Avale de l'eau de Javel », « Tu es laide, vas mourir et tout le monde sera content » ou encore « Attrape un cancer », avant de menacer sa famille. En avril, un Britannique de 15 ans, Josh Unsworth s'est lui aussi pendu pour les mêmes raisons. En septembre et octobre 2012, deux Irlandaises de 15 ans et 13 ans Ciara Pugsley et Erin Gallagher se sont elles aussi données la mort après avoir été harcelées sur le réseau et à l'école. Deux mois plus tard, la grande sœur de l'une d'entre elles s'est également suicidée.

Si Ask.fm a promis d'améliorer la protection de ses utilisateurs, - les nouveaux inscrits acceptent par exemple pour l'instant de recevoir par défaut des messages anonymes - avec plus de modération, de paramètres de blocage et de confidentialité, certains militants demandent la fermeture du réseau social.


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