Pourquoi manger une part de pizza est la meilleure chose que vous puissiez faire

Manger ce que l'on veut (même du gras) éviterait la suralimentation !
Manger ce que l'on veut (même du gras) éviterait la suralimentation !
Avec la mode de la healthy food, on oublie que manger, en plus d'être un comportement vital, peut et devrait être un plaisir. Oui, pour être en bonne santé, mieux vaut avoir une alimentation saine. Mais manger un burger, de la pizza ou tout ce dont vous avez vraiment envie (de gras) n'est en aucun cas un péché et pourrait bien être la meilleure chose que vous puissiez aussi faire pour votre santé.
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Il est temps d'arrêter de culpabiliser. Qu'on se le dise une fois pour toute : il n'existe pas de "bons" ou de "mauvais" aliments. Et se lancer dans une chasse aux sorcières contre le gras ne sert à rien et favoriserait même la prise de poids à long terme. Vous avez très envie de pizza et ne voulez pas céder ? Finalement, vous craquez et engouffrez six parts d'un coup. Puis vous avez honte et décidez de vous restreindre encore plus et vous finirez inévitablement par reproduire le même schéma avec un autre aliment. Vous voyez le cercle vicieux ? Une tendance révélée par une étude américaine menée par la chercheuse américaine Tracy Mann qui attestent que ce phénomène touche 95% des personnes ayant suivi un régime.

S'il ne s'agit pas non plus de faire l'apologie de la junk food, il est important de savoir se réconcilier avec la nourriture dite de "réconfort". Le corps humain n'est pas une cuve à calories dont on pourrait ou non diminuer le niveau selon nos envies. C'est sur ce constat que la diététicienne américaine Evelyn Tribole a développé son concept : l'alimentation intuitive.

La nourriture, toujours la nourriture ...
La nourriture, toujours la nourriture ...

L'alimentation intuitive repose sur le principe suivant : être à l'écoute de son corps en tentant de reconnaître et de répondre à son envie de faim. Si, a priori, cela peut paraître d'une facilité déconcertante, il faut faire preuve d'un peu de recul afin d'être capable d'écouter et interpréter les signaux de son organisme.

Selon l'auteure, notre corps nous envoie deux types de signaux pour signifier qu'il a faim : le signal physique et le signal externe. Dans le premier cas, votre organisme demande à être rassasié car il est en manque. Dans le second, c'est un élément extérieur qui vous pousse à vous jeter sur la nourriture : cela peut-être l'ennui, une mauvaise nouvelle ou le simple fait que d'autres personnes autour de vous mangent, par exemple. Et c'est à ce moment précis que survient la suralimentation. Différencier les deux vous permettra d'appréhender vos repas d'une autre façon.

Un des autres points abordés par Evelyn Tribole est le désir. Tous les aliments - même les moins nutritifs - ont leur place dans notre alimentation. Et ce n'est pas cette part de pizza ou ce burger qui vous feront gagner 10 kg (et cela même si vous en avez mangé 4 fois dans le mois). C'est l'ensemble de votre alimentation et le plaisir que vous avez à manger qui compte, et non une journée de malbouffe isolée. En mangeant ce dont vous avez envie, vous réduisez votre taux de stress et de manière générale ce besoin pressant de vous gaver à la moindre occasion car vous vous concentrerez réellement sur votre sensation de faim immédiate. Il faut également savoir que notre corps est "programmé" pour s'équilibrer. Un repas décadent finira toujours par être comblé par une envie plus saine. Alors pourquoi se priver quand on peut être en bonne santé et se faire vraiment plaisir ?

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