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La rédaction
- Publié le 22 février 2012
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Nuit d'affrontements à la Réunion
Groupes de jeunes et forces de police se sont affrontés dans la nuit de mardi à mercredi, dans les villes de Saint-Denis et du Port, à la Réunion. Voitures incendiées, commerces pillés et saccagés, barrages de ferraille, ces incidents ont éclaté en marge d’une manifestation de routiers contre la flambée du prix de l’essence et la vie chère. La police a procédé à six interpellations au Port, et à 8 interpellations à Saint-Denis, alors qu’un policier a été légèrement blessé par un jet de pierre. « Ce matin, le calme est revenu, il n’y a plus aucun trouble », a précisé Benoît Huber, directeur de cabinet du préfet de la Réunion, Michel Lalande.
La préfecture rapporte que des heurts ont opposé, de 20h à 2h30 du matin, à Chaudron, le quartier populaire de Saint-Denis, environ 200 jeunes et des policiers de la Compagnie départementale d’intervention et du GIPN (Groupement d’intervention de la police nationale). Ces derniers ont répliqué aux jets de pierre par 25 grenades lacrymogènes et assourdissantes. Dix commerces ont été pris d’assaut, dont une bijouterie, une épicerie, une pharmacie, une agence bancaire et un restaurant Quick, selon M. Huber. Dans la ville du Port (ouest de l'île), le bilan est moins lourd avec cinq commerces dévastés, dont une auto-école, un magasin de vêtements, un bureau de revente d'or, et un entrepôt d’une société d’importation de riz.
Dans la journée, des transporteurs avaient appelé la population à soutenir leur action de blocus de l’entrepôt de la SRPP (Société réunionnaise des produits pétroliers), l’unique lieu de stockage de carburant de l’île, pour protester contre la hausse du prix de l’essence. La situation avait dégénéré quand Jean-Bernard Caroupaye, le président de la FNTR (Fédération nationale de transport routier) et leader du mouvement, s’était prononcé pour la levée du barrage, en vue de négociations avec le préfet vendredi.
Élodie Vergelati
Avec AFP
Crédit photo : AFP / Le préfet de La Réunion Michel Lalande (G) et le colonel commandant de la gendarmerie Philippe Le Mouël, le 27 mai 2011 à Saint-Denis de La Réunion.
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je peux comprendre leur mécontentement, mais je ne vois pas pourquoi détruire ce qui appartient à des gens comme eux, c'est du vandalisme pur et simple qui doit etre puni
C'est vrai que dans les îles ils ne font pas semblant mais d'accord avec Fidji , c'est complétement irréfléchit de tout détruire quand même...
j'ai de la famille là bas et je suis nostalgique des années passées là bas . je suis attristée par ce qui s'y passe en ce moment .
c'est clair que de là a en arriver a tout détruire , il y a quand même des limites c'est du n'importe quoi mais peut-être croit-il que c'est comme cela qu'ils seront écouter !
Il est toujours très triste de voir les gens revendiquer des droits sans respect pour les droits des autres , la violence et la destruction aveugle ne résoudront jamais rien ...
Il faut dire que la vie sur cette île est très difficile, il y a beaucoup de chômage et le coût de la vie y est très cher ne serait que pour les produits de base en alimentation
Les pauvres gens n'en peuvent plus de tant de misère et se révolte, mais ils cassent et pillent tout sur leur passage , ça n'arrangera certaineemnt pas les choses.
je suis d'accord avec toi country je comprends le ras le bol des gens mais ce n'est pas en détruisant tout que cela va s'arranger
Les gens qui manifestent, avec raison, sont souvent débordés par des casseurs qui profitent de l'occasion. En réalité, il faudrait séparer nos opinions sur deux sujets.
quand on voit des commerçants du chaudron qui ont tout perdu dans cette émeute, cela fait de la peine . . . . . . ... . . . .
les casseurs n'ont aucun message à faire passer et aucune revendication: ils profitent simplement du climat qui s'est installé .