Maternelle : un système d'évaluation des élèves « à risque »

Par La rédaction
Publié le 13 octobre 2011

Maternelle : un système d'évaluation des élèves « à risque »

Maternelle : un système d'évaluation des élèves « à risque »

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Le ministère de l'Education nationale projette de mettre en place dès le mois de novembre une évaluation des élèves en fin d’école maternelle afin de repérer les cas « à risque » et « à haut risque ». Une proposition qui fait débat.


Le ministre de l’Education, Luc Chatel, reçoit depuis hier les inspecteurs d’académie pour leur soumettre son projet d’évaluation des écoliers. Intitulé « Aide à l’évaluation des acquis en fin de maternelle », ce projet, détaillé dans un livret que Le Monde s’est procuré, devrait être appliqué dès le mois de novembre. Selon le ministère, ce projet constitue un « outil de repérage des élèves présentant des risques pour les apprentissages à l’usage des enseignants ».
Cette évaluation se déroule en trois phases. La première, dite de « repérage » se déroulera de novembre à décembre. L’instituteur devra passer au crible le comportement de l’enfant, son langage, sa motricité. La deuxième phase, qui correspond à peu près au deuxième trimestre, consisterait en  un « entraînement progressif (…) avec les enfants repérés « à risques lors de la phase 1 ». Enfin, entre mai et juin, les instituteurs feront passer une série d’épreuves finales destinées à évaluer le niveau final des écoliers. Au terme de cette évaluation, une mention « rien à signaler », « à risque » ou « à haut risque » sera décernée pour chaque élève.
Présenté officiellement comme un « outil de lutte précoce contre l’échec scolaire », ce dispositif a d’ores et déjà déclenché le courroux des syndicats d’enseignants qui estiment que les professeurs savent déjà identifier par eux-mêmes  « les enfants qui ont besoin d’un accompagnement particulier ». Ils réclament donc son retrait. « Nous appelons le ministre de l’Education à revenir à la raison. La maternelle n’est pas un lieu de compétition, de tri et de sélection », a affirmé Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.

Alexandre Roux

(Source : Le Monde)
Crédit photo : Digital Vision

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9 commentaires

jeant - 13/10/11 10:38
Ca ne changera rien au problème. A partir du moment où un élève parle arabe chez lui, il aura du mal à apprendre le français çà la maison
country33 - 13/10/11 10:47
C'est pas doné à tout le monde de parler arabe , bravo à de petit dont tu parles...Mais les enfants ont besoin d'être évalué , mais à quel âge.
sandrine6405 - 13/10/11 10:54
Déjà les évaluations avaient été contestées pour les classes de CM2, pour les maternelles je ne vois pas trop l interet
- 13/10/11 11:34
c'est scandaleux de voir nos enfants porter déjà des évaluations si petit !!! on retourne aux années 50 : bon - moins bon - mauvais - médiocre - débile profond...ce qui va engendrer des pressions pas possible sur les enfants et les parents !! il faut lutter contre ce système de tri sélectif, et je vous fais grâce de ce qui en découlera par la suite si on laisse faire !!
Alescandra - 14/10/11 17:15
Pour commencer : Parler une langue à la maison et une autre à l'école n'est pas un problème, c'est un don ! Qu'il s'agisse de l'arabe, de l'anglais ou du chinois. Plus les enfants apprennent une langue tôt, et plus ils assimilent rapidement les ressorts des nouvelles langues, ce qui ne les empêche pas de maîtriser parfaitement leur langue maternelle ou celle du pays où ils vivent, cela peut parfois être un petit peu plus long que pour d'autres enfants n'ayant qu'une langue, mais l'éventuel retard est très vite rattrapé. Et je parle en connaissance de cause. Ensuite, revenons-en à l'article. Je ne comprends pas cette décision, en effet les professeurs savent déjà quels élèves rencontrent des difficultés, je ne vois pas en quoi les cataloguer de "à risque" serait bénéfique. D'ailleurs le choix des termes est honteux. On parle ici des facilités d'apprentissage d'enfants de 3 ans, et pas de comportements antisociaux des jeunes ados, pouvant conduire à la délinquance.
angelabeille - 14/10/11 17:26
Jeant, là je ne comprend pas ta remarque. J'ai été élevé dans une langue et je n'ai eu aucun soucis pour le Français à l'ecole ! Au contraire, je connais par coeur 2 langues ! Dommage que je n'ai pas eu l'anglais dés 3 ans ! Je suis contre ce truc de notation, les maitres savent déjà ceux qui sont défaillants soient par le systeme (classe surchargée) soit par des soucis de retard. Mais souvent ses enfants là sont doués dans tout plein d'autre chose !
jeant - 14/10/11 17:42
Lorsque l'on a une langue autre que le français à la maison, et qu'on commence à apprendre le français en ne le parlant presque que à l'école, on ne peut pas avoir un bon niveau de français. Une langue s'apprend avant 4 ans, l'école commence a peu près à 4 ans. Cela explique en partie le niveau catastrophique de français de certains aujourd'hui. Et je parle en connaissance de cause puisque je connais plusieurs enfants qui sont dans ce cas.
sweetmama - 18/10/11 11:07
C'est une augmentation de la fonction de "TRI" de l'école maternelle. Ceci dit ce projet ne fait que renforcer ce qui existe déjà depuis plus de 8 ans...Et pas grand monde n'a réagi ni n'était au courant...! :-( Sur la langue maternelle , jeant se trompe :Il est bien meilleur de parler correctement sa langue maternelle à la maison et d'apprendre le français à l'extérieur . Une langue s'apprend très bien après 4 ans également. J'en suis le témoin tous les jours. Ce sont des sottises... L'enfant est ainsi bilingue et c'est une belle richesse. Pour en revenir au sujet de départ ,ce système ne devrait pas être appliqué il y a une pétition qui circule ,mais une pétition sera-t-elle suffisante ?
paulhan2night - 24/10/11 09:20
parler 2 langues ou plus est un talent que beaucoup rêveraient d'avoir. cela n'empeche pas de parler correctement le français. C'est peut être un peu plus compliqué pour les touts-petits qui doivent assimilés deux langues dès le départ mais les enseignants disent aussi que les enfants bilingues ont une capacité d'assimilation un peu plus développés

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