Par
Sophie Bramly
- Publié le 12 avril 2011
4
4
Aux origines de nos orgasmes
L'homme est-il clitoridien ou vaginal ?
Disséquons : nous les femmes avons un clitoris, un vagin, des grandes lèvres, des petites lèvres, un point G situé dans le vagin,… Bref, des organes génitaux. De ceux-ci on nous dit qu’ils permettent à certaines d’entre nous d’être clitoridiennes, ou vaginales, ou femmes fontaines, ou anorgasmiques, ou au contraire multi-orgasmiques, ou frigides, etc. On ne se contente pas de disséquer, on crée également une échelle de valeur : la femme fontaine, celle qui connaît son point G, vient en haut de l’échelle, maîtrise tout de sa sexualité. La vaginale vient ensuite, sondée, référenciée, c’est la jouisseuse numéro 2, qui représente 23% des Françaises, puis la clitoridienne, parente pauvre, mais toujours mieux lotie que l’anorgasmique ou la frigide.
Ces avalanches d’informations, qui inondent nos médias depuis quelques années, ne nous laissent pas femmes libérées, mais le plus souvent perplexes, occupées à savoir ce qu’il faut faire pour être au plus haut de l’échelle, comme s’il y avait une recette de cuisine, ou un mode d’emploi. Et à vouloir trop chercher, on s’éloigne de notre plaisir, qu’on étouffe à force frustration.
Pourtant, il existe des solutions !
Posez la question aux hommes et demandez-leur de disséquer l’origine de leurs orgasmes : faut-il plus stimuler le gland ? Ou bien les testicules ? Ou encore la prostate ? Les trois à la fois ? Car eux aussi ont des zones érogènes plus sensibles que d'autres et connaissent des jouissances différentes. Ridicule ? Oui. A morceler le plaisir masculin, on doit pouvoir se rendre compte de l’absurdité qu’il y a à morceler le nôtre : le clitoris est comme un phallus interne (deux piliers et une ligne médiane) dont on ne voit que la partie émergente (avec un prépuce, un gland et un frein, comme chez l’homme) qui entoure le vagin et se contracte quel que soit le type d’orgasme.
Voilà qui devrait permettre de prendre son plaisir comme on l’entend. Et l’homme, comme la femme, devrait s’en trouver soulagé…
VOIR AUSSI
Prôner une sexualité organique, dernière tendance américaine
L’humeur sexo de Sophie Bramly : je te mange donc je t’aime
L’humeur sexo de Sophie Bramly : lifting sous la couette
L’humeur sexo de Sophie Bramly : le sperme et la dépression
L’humeur sexo de Sophie Bramly : l’extase et le miroir
L’humeur sexo de Sophie Bramly : ménopause ou mini-pause ?

-






La meilleure recette? se laisser aller, avoir confiance en soi et en son partenaire,oublier les performances et faire place à l'imagination. Le plaisir ou plutôt les innombrables plaisirs, s'inviteront tout seuls.
euh... la prostate, mieux vaut ne pas y penser si je veux garder mes doigts... lol
Oups... mdr... quand je lis tout ce qui est mécanique là dans ce sujet.. bien j'ai plus trop envie, hein.. mdr... sinon je vais penser à comment ça marche.. mdr..
il faut juste beaucoup d 'amour et de complicité avec son conjoint pour que chacun y trouve son compte !