Par
Sophie Bramly
- Publié le 8 janvier 2009
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Où commence la perversion?
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Perversion : a-t-on le droit d'être sexuellement incorrecte ?
Selon Freud, est « pervers » tout ce qui sort du cadre stricto sensu de la procréation : s’embrasser, se caresser, jouir même, est pervers. Inventée au XIXe siècle, la « perversion » repose sur le présupposé suivant : il y aurait des actes correspondant à une sexualité médicalement bonne et des actes « pervers » dénotant une sexualité anormale que l’on devrait traiter. Mais qu’est-ce qu’une sexualité anormale ? Les médecins qui mettent au point cette notion, y regroupent des pratiques aussi différentes que le baiser, la masturbation, le goût pour les lingeries sexy, le cunnilingus ou la position en levrette… Pour eux, la « perversion » désigne tout ce qui ne relève pas directement de la fécondation. Bref, si l’on s’en tient à sa définition clinique, la « perversion » regroupe tous les actes procurant du plaisir.
Pour comprendre l’origine de ce fourre-tout absurde, il faut savoir que la « perversion » est inventée pour dépénaliser les pratiques sexuelles… C’est au XIXe siècle que les médecins décident que la régulation de tous les comportements sexuels appartient à leur champ d’action. Jusque là, les femmes libres (sorcières), les homosexuels (sodomites), et les autres déviants étaient traités en criminels. Grâce aux médecins, ils deviennent des malades. A l’origine, la notion de perversion permet donc de dépénaliser des pratiques, qui sont assimilées non plus à des délits – passibles de prison ou de mort – mais à des pathologies, qu’il s’agit désormais de soigner. C’est « socialement plus acceptable », explique le docteur Yves Ferroul. Mais ce n’est pas forcément un progrès. Les médecins ne font guère que remplacer les curés, avec la même fonction sociale : encadrer, contrôler, condamner tout ce qui sort du cadre étroit de la reproduction… Pour donner à leurs théories une apparence scientifique, ils font l’inventaire des plaisirs qu’ils appellent des « désordres » et posent en étalon la seule position sexuelle politiquement correcte : le missionnaire !
Avec la collaboration d’Agnès Giard

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dans le sexe il n'y a pas de limite en tre soi et son partenaire!
Bonjour, étant donné qu'on appelle généralement perversion tout ce qui n'est pas dans la norme, j'aimerais trouver ou réaliser un sondage des comportements et fantasmes "hors normes" et évaluer quel pourcentage d'entre nous accepte ou pratique. Cela permettrait de dédramatiser certains comportements jugés inavouables ou pervers comme l'ont fait par exemple les homosexuel(le)s qui se sentent beaucoup mieux. Nous sommes certainement plus nombreux(ses) que nous ne le pensons dans certaines disciplines ;-)
Dans un couple, je ne vois pas om il y aurait de la perversion si les deux personnes du couple s'aiment.
l'important est d'étre sur le meme terrain d'entente sans contrainte aucune et c'est la qu'est le vrai plaisir
c'est difficile de trouver la limite: il y a des choses qui pour moi sont perverses et qui ne semblent pas l'être pour les autres
moi je pense que la limite commence à partir du moment ou l'on n'accepte plus les pratiques que notre partenaire veut avoir le sexe est un echange, un moment de partage
entre adultes consentants je ne vois pas ou est le problème !!!!
Grande question!!! L'important c'est d'écouter l'autre le sexe ça doit etre du partage et après si on a les memes envies t'en mieux et si c'est pas le cas le partenaire doit respecter l'autre