"Wild" : la thérapie sauvage de Reese Witherspoon

"Wild" : la thérapie sauvage de Reese Witherspoon
"Wild" : la thérapie sauvage de Reese Witherspoon
Dans cette photo : Reese Witherspoon
« Wild », le dernier film de Jean-Marc Vallée avec Reese Witherspoon, est adapté du récit autobiographique de Cheryl Strayed. L’histoire, à la fois simple et profonde, d’une femme qui entreprend une marche de 1600 kilomètres. Voici l’avis de « Terrafemina ».
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Quand on découvre Cheryl Strayed, sa vie est en miettes. Pour exorciser son divorce tout frais, elle a décidé de s’infliger un traitement de choc en entreprenant un trek de près de trois mois à travers les Etats-Unis. Une gageure pour cette femme qui n’a jamais fait de randonnée et sait à peine se servir d’un réchaud, voire monter une tente, ce qui donne lieu au début du film à des séquences amusantes. Jour après jour, malgré la douleur physique, la peur des bêtes sauvages, et la solitude, elle persévère, goûtant de plus en plus ces moment de méditation offerts par le spectacle de la nature resplendissante tout autour. Et son apparent masochisme au début du film laisse la place à une vraie sérénité.

La marche solitaire de Cheryl est entrecoupée de flashbacks nous montrant sa vie errante, entre les tromperies et la drogue, et nous révèle l’évènement traumatisant qui l’a conduite à cette existence dissolue : le décès prématuré de sa mère, avec laquelle elle entretenait une relation fusionnelle.

Reese Witherspoon délaisse son image glamour

Bien que très conventionnelle, cette structure narrative fonctionne, car elle nous permet de plonger progressivement  au gré de ses souvenirs (joyeux ou malheureux), dans la psyché de l’héroïne et de comprendre son désarroi et se décision de s’embarquer dans cette aventure extrême.

Pendant deux heures, le spectateur se trouve au plus près de Cheryl, grâce à la caméra de Jean-Marc Vallée, qui filme sans fard son actrice, privilégiant les lumières naturelles aux effets grandiloquents. Reese Witherspoon, qui a porté ce film depuis le début, délaisse ici son image de blonde pétillante pour jouer cette femme en morceaux. Elle vient d’ailleurs d’être nommée aux Oscars pour son interprétation, tout comme Laura Dern, qui incarne avec grâce le rôle de sa mère décédée.

Malgré la simplicité du récit et les répétitions, on est ainsi emporté par l’histoire de cette survivante, portée par une bande-son mélancolique à souhait qui fait la part belle aux songwriters américains (Simon and Garfunkel, Leonard Cohen, Bruce Springsteen, etc).

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