Tabac : Bilan, 20 ans après la Loi Evin

Tabac : Bilan, 20 ans après la Loi Evin
Tabac : Bilan, 20 ans après la Loi Evin
Dans cette photo : Jacques Chirac
Pour les 20 ans de la Loi Evin, l'Office Français de prévention du Tabagisme (OFT) dresse un bilan mitigé : moins de fumeurs mais plus de fumeuses, des non-fumeurs mieux protégés mais une politique contre la tabagisme en régression.
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La Loi Evin en quelques mots, c'est une lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme qui débute le 10 janvier 1991 et qui porte le nom de son auteur, Claude Evin. La loi a établi l'interdiction de fumer dans les lieux publics en 2008, ainsi que l'interdiction de propagande ou de publicité directe en faveur du tabac. Dix ans après, selon le Pr Bertrand Dautzenberg, président de l'OFT (l'Office Français de prévention du Tabagisme), il y a des "très hauts et des très bas". Côté positif, le tabagisme passif a quasiment disparu et la protection des non-fumeurs est privilégiée grâce à l'interdiction de fumer dans les bars-tabac, restaurants et discothèques. Côté mitigé à tendance négative, les hommes fument de moins en moins tandis que les femmes s'en donnent à cœur joie avec une augmentation quatre fois supérieure à 1991 concernant le taux de cancer du poumon, quand chez les hommes il a été divisé par deux.
"Après les campagnes de 2002, 2003, le premier plan cancer de 2003 de Jacques Chirac a été très positif", poursuit le Pr Dautzenberg. Ce sont "1,8 million de fumeurs de moins", note-t-il. "Deux fois moins de fumeurs dans les écoles et les collèges parisiens. Et un effet positif sur les ventes de cigarettes vendues, dont le nombre est passé de 82 milliards à 54 milliards". Mais la tendance s'inverserait "depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy" à la présidence, regrette le responsable. "Tous les arbitrages sont pris en faveur du ministère du Budget contre le ministère de la Santé, avec l'aval de l'Elysée", accuse-t-il. Pour lui, "avec le deuxième plan cancer, l'augmentation du prix du tabac a été calculée uniquement pour augmenter les profits de l'industrie et augmenter de 500 millions d'euros les taxes de l'Etat sans diminuer le nombre de fumeurs".
(Source : AP)

Chloé Dubois

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