Printemps arabe : la liberté d'expression en recul dans le monde

D'après un rapport de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, le Printemps arabe a provoqué de nouvelles restrictions de la liberté d'expression et des médias dans certains pays.
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Le printemps arabe aura eu des répercutions dans le monde entier. Si certains pays ont emboîté le pas des révolutions, d’autres se méfient d’une contagion au sein de leur état. À l’image de la Syrie mais avec pour l’instant moins de violences, certains régimes ont alors adopté des mesures répressives, pour éviter toute rébellion. C’est ce qu’affirme un rapport de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme. La liberté d’expression et des médias sont alors de plus en plus restreintes au Bangladesh, en Iran, en Angola, au Zimbabwe, en Corée du Nord, en Malaisie, au Népal, au Sri Lanka, en Thaïlande, au Vietnam et au Laos.
La Chine est également touchée par de fortes restrictions. En effet, le mot « jasmin » (en référence à la révolution de jasmin en Tunisie, Ndlr) est désormais interdit dans les médias. La préface de ce rapport, écrite par le prix Nobel de la Paix birmane Aung San Suu Kyi, indique que les autorités chinoises ont également déployé d’importants dispositifs de police pour éviter tout rassemblement.

Nicolas Pouilley

(Source : le Parisien)
Photo : vue d'une manifestation de l'opposition le 30 septembre 2011 à Idlib, fournie par la Comité de Coordination syrienne / Crédit : LCC Syria/AFP

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