Marine Le Pen maintient, les prières de rue sont une "occupation"

Marine Le Pen maintient, les prières de rue sont une "occupation"
Marine Le Pen maintient, les prières de rue sont une "occupation"
Malgré la menace de perdre son immunité d'eurodéputée, Marine Le Pen a maintenu lundi 1er juillet sur LCI ses propos sur les prières de rues qu'elle qualifie d'« occupation ». La présidente du Font National estime que l'on veut l'incriminer pour « un délit d'opinion ».
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Marine Le Pen maintient ses propos tenus en 2010 : les prières de rues des musulmans sont comparables à un état d'« occupation », a-t-elle déclaré lundi 1er juillet sur LCI.

Alors qu'elle est menacée de perdre son immunité d'eurodéputée, et fait l'objet de poursuites judiciaires, la présidente du Font National n'a pas souhaité pas revenir sur ses déclarations, et estime que l’on veut l'incriminer pour « un délit d'opinion ». On lui reproche, selon elle, « d'avoir osé dire ce que tous les Français pensent, c'est-à-dire que les prières de rue - dont je leur indique qu'elles continuent à se dérouler sur le territoire français - sont une occupation ».

« Je le maintiens (…) ma levée d'immunité parlementaire sera votée par mes adversaires politiques UMP-PS, cela ne me pose aucune problème », a poursuivi Marine Le Pen, néanmoins convaincue que « les Français feront une très grande différence entre taper dans la caisse, détourner de l'argent, l'escroquerie en bande organisée et être poursuivie pour un délit d'opinion ».

La leader du FN a ainsi soutenu qu’elle irait « devant le tribunal correctionnel, tête haute pour leur expliquer (aux parlementaires européens) qu’il faut bien qu’il y ait des gens de notre pays qui disent la vérité aux Français ».

Mise en examen pour « incitation à la haine raciale »

Le Parlement européen doit lever mardi 2 juillet l'immunité parlementaire de Marine Le Pen. Cette dernière pourrait ainsi être mise en examen pour « incitation à la haine raciale ».

Élue au Parlement européen depuis 2004, Marine Le Pen est poursuivie par le parquet de Lyon après une plainte déposée à la suite d'un discours prononcé le 10 décembre 2010, dans lequel elle dénonçait « les prières de rue » de musulmans, les qualifiant « d'occupation », sans « blindés » ni « soldats », mais d'« occupation tout de même ». « Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire », avait ajouté la responsable frontiste.

Elodie Cohen Solal


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