Congé de paternité : l'ex-footballeuse Marinette Pichon pourra accueillir son bébé

Congé de paternité : l'ex-footballeuse Marinette Pichon pourra accueillir son bébé
Congé de paternité : l'ex-footballeuse Marinette Pichon pourra accueillir son bébé
Marinette Pichon est la seconde femme en France à pouvoir bénéficier d'un congé de « paternité ». Cette ancienne footballeuse pourra accueillir l'enfant que mettra au monde sa compagne, suite à une fécondation in vitro en Belgique.
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Le Conseil général de l’Essonne vient d’accorder un congé de paternité à Marinette Pichon, ex-footballeuse en équipe nationale. Si le calendrier est respecté, l’ancienne Bleue pourra accueillir l’enfant de sa compagne, issu d’une fécondation in vitro en Belgique. Elle est la seconde femme française à pouvoir bénéficier du dispositif. « Ça peut paraître tout bête mais c’est déjà tellement difficile d’arriver à construire ou agrandir une famille quand on est homosexuel que, quand on vous refuse en plus des jours à la naissance de votre enfant, c’est moralement dur. Là, mon congé a été tout de suite accepté. Cela me permet de préparer sereinement, sans prise de tête et sans mauvais jugement, l’arrivée de mon bébé. Franchement, je suis vraiment heureuse », exulte Marinette Pichon, 37 ans.

Ainsi, la sportive de haut niveau devient mère pour la seconde fois, avec sa partenaire qui est agente au Conseil général de l’Essonne. Pacsé depuis sept années, le couple a sollicité directement le président PS du département et député, Jérôme Guedj. « J’ai tout de suite dit oui. C’est tellement naturel. À l’heure du mariage pour tous, il m’a semblé essentiel d’aller au bout de la démarche » a-t-il déclaré. Il a aussi évoqué une proposition d’amendement au projet de loi du financement de la sécurité sociale, qui entérinerait le dispositif de « congé d’accueil parental ».

Marinette Pichon, aujourd’hui consultante à France Télévisions n’a jamais caché son homosexualité. « Je n’ai pas fait de coming out car j’ai toujours assumé d’aimer les femmes. Ce n’est ni une maladie ni une tare mais je me rends bien compte que dès qu’il s’agit d’enfants les gens ont plus de mal à accepter », explique la jeune femme, qui voudrait désormais se marier.

Salima Bahia

Crédit photo : LP/FLORIAN LOISY

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