Sexualité : apprendre à s’aimer pour atteindre le plaisir

Sexualité : apprendre à s’aimer pour atteindre le plaisir
Sexualité : apprendre à s’aimer pour atteindre le plaisir
A l’origine, c’est-à-dire en 1910, la journée de la femme permettait aux femmes de revendiquer certains droits et également de fêter ensemble leurs victoires. L’une des victoires qui reste encore essentielle à gagner, c’est la victoire sur nous-mêmes. Eclairage de notre experte Sophie Bramly.
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Françoise Héritier disait que « Ce ne sont pas seulement l’action politique ni la raison objective qui sortiront l’humanité de la vision hiérarchique du rapport des sexes dans laquelle elle est plongée et qui est si confortable pour une moitié au moins de l’humanité. C’est l’action sur nous-mêmes, et ce n’est pas là le moins difficile. On se permettra de penser que cette action, parce qu’elle est intellectuellement pensable et émotionnellement concevable, deviendra en pratique faisable »*.
Profitons de ce jour de fête pour revenir un instant sur une  phrase, et d’en observer l’acuité, sous un angle sexuel : « l’action sur nous-mêmes, et ce n’est pas là le moins difficile ». Quelle femme, en se regardant le matin dans la glace, ne s’est pas laissé démoraliser au moins une fois par l’image envoyée par le reflet ? Lorsque c’est le cas, l’impact sur le désir et le lâcher prise peut être fatal et, si la situation est récurrente, devenir dévastateur.
Chez l’adolescent, la manière de trouver son orientation sexuelle et son identité de genre consiste à passer de longues heures dans la salle de bains pour s’examiner de la tête aux pieds, « dans un véritable « travail » de reconnaissance de soi. Il pourra finalement investir cette image, la considérer comme sienne, lorsqu’il aura acquis la conscience que ce corps est unique, qu’il lui appartient en propre et surtout qu’il en est l’acteur »**.  En ce jour particulier, comme dans tous les autres jours de l’année, pourquoi ne pas conserver cette conduite juvénile et regarder votre corps et votre visage dans la glace jusqu’à ce que l’image vous plaise, dans la même attitude que celle du photographe qui cherche le bon angle pour magnifier son sujet ? Mise en pratique avec vigueur et obstination, cette simple démarche pourra suffire à décupler votre plaisir avec un partenaire. Le souci de soi et l’appréhension du regard de l’autre s’effaceront pour laisser le champ libre à une perception plus grande de l’extase, laquelle en retour, vous rendra plus radieuse encore.

*« Hommes, femmes : la construction de la différence »
** Alain Braconnier, psychiatre.

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