Missionnaire, levrette, cuillère... dis-moi ta position préférée, je te dirai qui tu es

Missionnaire, levrette, cuillère...  dis-moi ta position préférée, je te dirai qui tu es
Missionnaire, levrette, cuillère... dis-moi ta position préférée, je te dirai qui tu es
Le langage ne se contente pas que des mots. Le corps communique sans cesse avec les autres, par tous les moyens possibles (les yeux en disent long, la peau frémit, le ventre a des papillons …). Les gestes et les positions sexuelles sont également bavards, révélateurs de la personnalité ou de l'humeur des individus.
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En moyenne, les individus mettent environ 100 milli-secondes pour déterminer ce qu'ils pensent d'une personne, en se basant sur les traits du visage et les apparences physiques. Tom Hartley, enseignant à l'Université de York, au Royaume-Uni, a compilé plus de 1.000 modèles de visages et leur caractéristiques, en classant les réactions prévisibles en fonction de 65 détails tels que la largeur des sourcils, la forme de la lèvre inférieure, la hauteur des yeux, etc. Il en ressort, par exemple, que les personnes ayant des yeux de grande taille seraient plus attirantes que les autres, mais que ceux avec des petits yeux qui sourient beaucoup compensent aisément. Ces jugements intuitifs, qui varient selon les cultures, ne se révèlent pas toujours exacts, mais comptent plus qu'on ne voudrait le croire dans la rencontre amoureuse, tout comme les phéromones (molécules qui agissent comme des " messagers chimiques ", bien que notre système olfactif n'ait plus qu'un impact résiduel sur le comportement sexuel, cependant on dit bien d'une personne " qu'on ne peut pas la sentir " ...).

Plus cocasse est le travail d'un sexologue indien, Simra Chaddha, qui s'est intéressé aux principales positions sexuelles afin d'analyser ce qu'elles révèlent des personnalités.

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Le missionnaire est loyal

Le missionnaire n'est pas ce partenaire basique et un peu bourru souvent décrit et décrié. C'est aussi quelqu'un qui aime faire l'amour en regardant sa partenaire dans les yeux, attentif à son plaisir, ce qui serait signe de loyauté et de fiabilité. Cela peut aussi témoigner de son anxiété : il pourrait vouloir voir sa partenaire pour s'assurer de sa jouissance (les hommes pensent encore qu'ils sont responsables de la jouissance - ou non - des femmes).

En levrette, aussi plaisant que la position puisse être pour les deux partenaires, il ne faudrait pas qu'elle soit une constante. Elle laisse peu de marge de manoeuvres à la femme, qui se retrouve soumise et incapable de lire dans le regard de son partenaire. A la longue, il y a un risque d'éloignement. Cette posture, à répétition, serait la marque d'une insécurité, d'un manque de confiance en soi compensé par un besoin de s'affirmer en dominant. Tout n'est pas négatif : en dosages plus subtils, c'est la marque un esprit ouvert aux expériences, à l'enrichissement des relations sexuelles.

Homme dessous, homme paresseux ?

La position d'Andromaque permet aux femmes d'insuffler le mouvement en étant dessus, de contrôler leur plaisir. Mais si c'est la position préférée du partenaire masculin, elle marque chez lui une certaine paresse. Aux dires du sexologue, c'est le signe d'un homme qui a la vie facile, avec une certaine arrogance, en plus d'être un amant paresseux. Il aime que la femme gère tout pour lui et manque de motivation. A l'inverse, si cette position n'est pas récurrente mais mélangée à d'autres, c'est un bon indicateur de ce que le partenaire est joueur et capable de partager le pouvoir. Tout ici est question de dosage ...

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La cuillère est souvent appréciée des femmes, car elles sont enveloppées par un compagnon prodigue en caresses dans cette position. Mais elle est aussi indicatrice d'une personnalité possessive, enveloppant tout le corps de sa partenaire. Si après l'acte il veut à son tour être en cuillère, enveloppé par la femme, cela indique qu'il aime être pris en charge et a possiblement une faible estime de lui-même.

Une vie sexuelle idéale ne ressemble en rien à cela : les habitudes rendent le quotidien fade. Mais peut-être ce décryptage peut-il permettre, au lieu de servir à cataloguer l'autre, à sortir soi-même d'un moule dans lequel il est facile de s'enfermer.