#Finewomenthatarefat, le hashtag qui monte au créneau contre la grossophobie

Déterminée à combattre la grossophobie, la blogueuse américaine Simone Mariposa a créé le hashtag #Finewomenthatarefat sur Instagram afin d'encourager les femmes grosses à célébrer leur corps.
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Ces derniers temps, les initiatives pour tordre le cou aux diktats de beauté et lutter contre les tendances grossophobes fleurissent sur lnstagram. L'un des récents hashtags qui a le vent en poupe sur le réseau social ? #Finewomenthatarefat, lancée par la blogueuse américaine Simone Mariposa.

Âgée de 24 ans, la jeune femme a commencé à publier des clichés d'elle en tenue moulante, afin d'inciter toutes les femmes grosses à assumer leur corps et à le célébrer.

Le choix de symboliser ses publications par le hashtag #Finewomenthatarefat résulte d'un ras-le-bol de voir que les femmes grosses son toujours décrites à travers des clichés grossophobes. "Les gens ont souvent la même approche rhétorique et des stéréotypes pour nous décrire", a expliqué Simone Mariposa au site britannique Inews.

Il n'a pas fallu longtemps pour que l'intiative de Simone Mariposa porte ses fruits : de nombreuses femmes ont rejoint le mouvement, qui s'étend désormais jusqu'en France. De nombreuses blogueuses, mannequins ou stylistes n'hésitent pas à intégrer le hashtag à leurs publications Instagram (voir ci-dessous). "Je suis grosse, ouais la grosse que personne ne veut (..) mais cette grosse maintenant elle en as marre de vivre tout ça chaque jour !", écrit l'une d'entre elles.

Récemment, la blogueuse américaine, spécialisée dans la mode et fondatrice du mouvement HealGrowGlow, Grace Victory a décidé de célébrer ses "rolls" (comprenez ces bourrelets abdominaux) en posant nue sur Instagram. Armée d'un sens de l'humour à toute épreuve, elle a posté le 6 avril un selfie où elle affiche ses bourrelets abdominaux avec en légende :

"Plus de rolls qu'une boulangerie (référence aux pâtisseries cinnamon rolls- NDLR). Je me souviens des têtes de noeuds à l'école qui me disaient cela alors que je portais du 40 et que j'avais des troubles du comportement alimentaire. Maintenant, je suis en convalescence et j'aime mon corps. Peu importe à quoi il ressemble, tant que je suis en train de guérir et de vivre un putain de belle vie, c'est tout ce qui compte."

Une autre blogueuse américaine Anna O'Brien a elle aussi dernièrement donné une leçon anti-grossophobie sur Instagram, après que deux agents de sécurité d'un hôtel de Las Vegas lui ont demandé de se rhabiller alors qu'elle posait dans le hall en maillot de bain pour une séance photo.