Par
Marine Deffrennes
- Publié le 23 juin 2011
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Ils exportent l'espadrille à la française
Né à Hyères dans le Var, Julien Cunze a grandi en espadrilles. C’est lors d’un échange universitaire au Texas (États-Unis) que l’idée de sa future entreprise surgit : « Quand je me baladais dans la rue, beaucoup d’Américains me demandaient d’où venaient mes chaussures, j’ai tout de suite pensé qu’une marque d’espadrilles françaises pourrait cartonner ». À son retour, il en parle avec son acolyte de classe prépa, Luc Monteil, « Luc et moi avions tous les deux un esprit d’entrepreneur, raconte-t-il, nous avons décidé de créer une marque en France, en travaillant à fond sur l’image, pour l’exporter ensuite. »
Ils passent six mois à réfléchir à leur positionnement et à leur stratégie, et s’accordent sur la colonne vertébrale de leur future société : un produit haut de gamme et fabriqué France, « puisque notre idée était d’exporter le savoir-faire français, il fallait du cousu main », commente Luc. Et comme ils ont fait leurs études à l’ère de la crise et de la microfinance, le deuxième pilier consiste en un engagement socio-durable, avec le slogan « Une paire, un projet » : pour chaque paire vendue, ils investissent 10% de la marge dans un projet de microcrédit via l’organisme Babyloan. Pour Luc, cet aspect était essentiel : « En école, nous avons été sensibilisés à ces questions, et nous avons aimé l’idée d’un suivi de projet réel, une façon de donner à laquelle nous croyons vraiment. » Résultat : environ 1.000 euros ont été reversés en une année.
C’est en juin 2010 que tout prend forme avec la création de la Sarl Maurice et Moi, au nom si franco-français. Le succès ne se fait pas désirer : les 600 paires d’espadrilles en toile fabriquées dans un atelier du Pays Basque sont aussitôt revendues dans des boutiques à Paris, Saint-Tropez et Madrid. Les recettes sont réinvesties dans la production et la création du site Internet « cela nous a aidés à nous faire connaître, nous avons obtenu des parutions et des interviews dans les médias, en y allant au culot », raconte Julien. Selon lui, c’est « le profil et l’image fraîche de l’entreprise » qui ont plu. Si bien que les points de vente ont très vite demandé un réassort, et au total 2.000 paires ont été écoulées en 2010.
Un an plus tard, le réseau de distribution s’est élargi à quinze magasins sur Paris, New York, Palm Beach, et Florence. « Nous avons un agent aux USA, et c’est à l’étranger que le business fonctionne le mieux », se félicite Luc, qui vise désormais l’Angleterre, l’Allemagne, le Japon, le Brésil et Dubaï. Pour séduire une clientèle de marque, prête à sortir au moins 70 euros pour des espadrilles, les deux jeunes entrepreneurs tablent sur une deuxième collection plus travaillée : semelles premières en cuir, matériaux nobles comme le Python ou la croûte de chèvre, et une gamme de ballerines.
L’objectif de cet été : vendre plus de 5.000 paires pour récolter 80.000 euros de chiffre d’affaires, et en septembre, travailler à diversifier la gamme, « car l’espadrille reste un produit saisonnier, et cyclique, analyse Julien. Nous voulons revisiter les classiques comme les derbies pour fortifier notre image et continuer à vendre à l’étranger. »
Le site Maurice et moi
Leur Bio :
Julien Cunze
Naissance le 10 juin 1987 à Hyères (Var)
2005 : obtention du Bac S
2005-2007 : classe préparatoire aux écoles de commerce Notre-Dame de Sion, Marseille
2007 : intègre l’EM Strasbourg
2008 : échange universitaire aux États-Unis, Texas
Juin 2010 : création de la SARL Maurice et moi au capital de départ de 2 euros
Luc Monteil
Naissance le 27 septembre 1987 à Marseille
2005 : obtention du Bac S
2005-2007 : classe préparatoire aux écoles de commerce Notre-Dame de Sion, Marseille
2007 : intègre l’EM Lyon
2008 : stage Véolia
2010 : stage d’assistant parlementaire à l’Assemblée nationale
Juin 2010 : création de la SARL Maurice et moi au capital de départ de 2 euros
Leurs conseils :
- Établir un plan de financement et définir dès que possible les orientations et les besoins, voir à long-terme dès le début pour ne pas être dépassé quand la machine est lancée
- Démarcher au culot, oser s’avancer, et profiter du moindre contact
- Être fidèle à ses valeurs et garder le cap fixé
- Se construire un réseau
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J'ai vu un reportage sur eux a la télévision, ils sont si jeune et pourtant démarrent très bien dans la vie puisque leur entreprises rapporte deja gros!!!
Les espadrilles se vendent depuis longtemps mais elles reviennent encore une fois de plus à la mode, je suis ravie pour leur commerce, en plus ils créent de l'espadrille de " luxe ".
Bravo !!!
Ils ont bien réussi leurs coup!
Belle idée , beau projet c'est simple et efficace.
je n'aime pas trop ce genre de chaussure, mais bravo ! en tout cas vous etes mignon cela devrait aider pour les demonstrations
J'ai vu une émission sur eux il y a quelques temps et ce sont des battants, ils devraient réussir...Bravo en tous les cas.
c'est un chouette parcours ils ont très bien réussit, j'espère que leur succès va continuer.
J'aimerais bien avoir de leur nouvelle, je n'ai pas vu l'emission, mais il est vrai.. que j'ai tendance a zapper aux emissions...
je suis aller sur leur site, c'est tout de meme 70 euros la paire et il n'y a rien de precis si cela ne convient pas pour le retour. Le site est un peu légé. Mais il y a de présenté les magasins, je crois que bien connaitre c'est préférable. non ?
Moi aussi j'ai visité le site , mais c'est vrai que c'est un peu trop cher pour moi. C'est pour les grandes fortunes...
Et bien, personnellement je viens d'allée voir le site, et il y a pas mal de choix, mais je trouve cela quand même cher, sa y a pas à dire !
Des jeunes du var qui exploite la spécialité de la chaussure du pays basque... même pas peur! Encore un exemple où il s'agit d'avoir un sacré culot!
C'est bien d'en arriver là et je leur souhairte un franc succès , il fallait en avoir l'idée au départ c'est déjà ça.
je n'aime pas les espadrilles, ça fait un peu trop vieux pour moi, je dois dire . . . .. . . . . . .. . . .. . . . .. . . .. . .. . ..