Ces cinq ados kényanes s'attaquent à l'excision avec une appli

Cinq ados kényanes s'attaquent à l'excision avec une appli
Cinq ados kényanes s'attaquent à l'excision avec une appli
Pour dire stop à l'excision, 5 jeunes femmes kényanes ont lancé l'application I-Cut. Une innovation qui entend mettre fin à cette pratique cruelle et barbare.
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Elles ne sont qu'au lycée mais déjà activement engagées dans la lutte pour le droit des femmes de leur pays. Stacy Owino, Cynthia Otieno, Purity Achieng, Macrine Atieno et Ivy Akinyi fréquentent des amies qui ont subi une excision lorsqu'elles étaient enfants. Cette pratique consiste en une ablation partielle ou totale du capuchon clitoridien, et est traditionnellement employées pour empêcher les femmes d'avoir des relations sexuelles avant le mariage. Afin de dénoncer le barbarisme et la cruauté de cette pratique chirurgicale, les cinq adolescentes ont développé I-Cut, une application pouvant aider à mettre fin à ce cruel rituel, rapporte CNN.

Leur objectif ? Permettre aux femmes de s'informer et de les mettre en contact avec des centres de secours. L'application I-Cut offre aussi une aide médicale et légale à celles qui ont déjà subi ces mutilations. Cinq boutons sont présents sur l'interface : aide, secours, témoigner, informations sur les mutations génitales et commentaires.

Selon un rapport de l'Unicef publié en février 2016, 200 millions de femmes et de filles seraient victimes de mutilations génitales dans le monde. Un chiffre malheureusement encore en trop grande hausse et ce malgré tous les combats portés par de nombreuses personnes comme Antoine Griezmann, nouvelle figure de la campagne "White Ribbon for Women", ou Josephine Kulea, une Kényane de 32 ans qui lutte contre cette pratique féminicide.

Ces ados âgées de 15 à 17 ans ont présenté leur projet au Technovation, une programme d'innovations technologiques américain sponsorisé par Google et les Nations Unies. Ces jeunes femmes sont les premières Africaines à avoir été sélectionnées par ce programme. Technovation permet d'aider les femmes du monde entier à acquérir les compétences nécessaires pour devenir des entrepreneures dans le domaine des technologies.

"Cette application est un bon moyen d'amener les gens à parler de l'excision. C'est un début de débat et cela montre que tout le monde peut être impliqué dans la lutte contre les mutilations génitales", explique Dorcas Adhiambo Owino, mentor du groupe kényan au Technovation. Au mois d'août, les cinq ados affronteront onze autres équipes du monde entier pour présenter leur projet à la Sillicon Valley et tenter de remporter le premier prix.

Ces ados kényanes ont inventé une appli pour lutte contre l'excision