Comment échapper au syndrome de la bonne élève ?

Syndrome de la bonne élève
Syndrome de la bonne élève
Les femmes se retrouvent dès leur plus jeune âge soumises aux pressions de la société. En perpétuelle quête de la perfection, elles peuvent craquer. La blogueuse Sandrine Joineau décrypte ce syndrome de la bonne élève et comment en réchapper.
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"Les filles sont meilleures élèves que les garçons". Combien de fois l'a-t-on entendu ? Trop de fois hélas, si bien que dès l'enfance, la société enferme les petites filles dans une image vers laquelle elles doivent tendre pour être dans la norme. Cette pression sociale est exercée tout au long de la scolarité et conduit parfois à un perfectionnisme dévastateur quand nous devenons mère. Insidieusement, le syndrome de la bonne élève se pose sur nos épaules.

Qu'est-ce que le syndrome de la bonne élève ?


La société place les filles et les garçons dans des cases :

Les filles sont calmes, organisées, respectueuses, polies, posées, elles grandissent dans un monde couleur bonbon où les princesses deviennent leur modèle.

Les garçons sont dissipés, bagarreurs, mal organisés, intrépides, désordonnés, leur monde est bleu et les super héros sont rois.

Implicitement, les garçons ont le droit d'avoir des défauts, des imperfections, alors que les petites filles se doivent d'être parfaites. Et cette perfection, la petite fille la recherche dans le regard des autres, c'est pour cette raison qu'en faisant tout comme il faut à l'école, elle obtiendra de bonnes notes et l'approbation de ses professeurs et de ses parents.

Les jouets genrés dans les magasins
Les jouets genrés dans les magasins

Mais que se passe-t-il si les notes obtenues sont mauvaises ?

Puisque la société entretient l'idée que les filles sont très douées, la peur de l'échec les pousse à en faire toujours plus afin de nourrir le beau regard des autres sur elles. Les filles vont associer leur valeur à leurs performances et leur estime de soi ne se construit pas sur le bon modèle. Elles se jugent à partir de ce qu'elles font et pas à partir de ce qu'elles sont. Si elles ont une bonne note, elles pensent avoir de la valeur et donc ont confiance en elle, si elles ont une mauvaise note, elles sont nulles et perdent confiance en elle. C'est un cercle infernal, car elles vont s'épuiser "à ne jamais être nulles".

Que se passe-il en grandissant ?


La femme se heurte toujours aux injonctions de perfection que véhiculent les représentations sociales : être une enfant parfaite, pour devenir une mère parfaite et une professionnelle parfaite. Dans un tel schéma de construction mentale, la Working Mum (maman-femme active) s'épuise parfois jusqu'au burn-out.

Comment sortir du schéma de la bonne élève ?

Pour les femmes, il est important de comprendre que leur propre estime ne dépend que d'elles et pas du regard positif ou négatif que les autres portent sur elles. Accepter d'être imparfaite pour ne plus vivre dans l'obsession de plaire et agir. Le psychiatre Christophe André conseille d'établir la liste des situations que vous avez tendance à éviter et de planifier un programme d'entrainement. Par exemple, "Si vous n'osez pas déranger les gens, vous pouvez décider d'arrêter, chaque jour, dix personnes dans la rue pour leur demander un renseignement. Vous débutez par des situations faciles, puis vous augmentez la difficulté en abordant des passants qui vous impressionnent. Plus vous multipliez vos programmes d'entraînement, plus vous progressez".

Retrouvez la plume de Sandrine Joineau sur son blog "au Bonheur des Working Mums" ainsi que ses 7 astuces gratuites pour être une maman active plus sympa avec elle-même et plus zen.

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