Faut-il s'inquiéter de la variole du singe, cette maladie qui se propage ?

Des cas de variole du singe ont été détectés ces dernières semaines en Grande-Bretagne, au Portugal, en Espagne, mais auussi aux Canada et aux Etats-Unis. Mais faut-il s'inquiéter de ce virus qui se propage ?
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Plus d'une quarantaine de cas de variole de singe ont été détectés depuis début mai. En Grande-Bretagne tout d'abord, puis au Portugal et en Espagne. Au Canada et aux Etats-Unis également, on s'alarme d'éventuels cas critiques du côté des professionnels de la santé. Mais qu'est-ce que c'est que cette nouvelle maladie qui se propage ?

"L'orthopoxvirose simienne" ou variole du singe ("monkeypox" en anglais) , est une maladie découverte dans les années 1970, en République démocratique du Congo. Elle se présente, relate le site spécialisé Santé Magazine, comme une zoonose virale rare principalement observée "dans les zones isolées du centre et de l'ouest de l'Afrique, à proximité des forêts tropicales humides".

Comme l'indique Franceinfo, l'orthopoxvirose simienne a émergé à la suite de l'éradication mondiale de la variole en 1980. Aujourd'hui, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est en alerte.

Une transmission limitée

"La présentation clinique des cas détectés est semblable à celle observée chez les patients atteints autrefois de la variole, mais moins grave", a affirmé l'OMS dans un communiqué. La variole du singe, dont la durée d'incubation s'étend de 6 à 16 jours, se caractérise par de la fièvre, des maux de tête, un manque d'énergie, mais aussi "une tuméfaction des ganglions et des douleurs dans le dos et musculaires", relate Santé Magazine.

Ensuite peut survenir l'apparition d'une éruption cutanée au niveau du visage et sur le reste du corps, laquelle disparaîtrait au bout de trois semaines environ. Les muqueuses buccales, les parties génitales et la cornée peuvent aussi être touchées par cette éruption cutanée.

La variole du singe se transmettrait le plus souvent par le contact avec des animaux sauvages, mais également entre humains, par les particules des gouttelettes respiratoires lors d'un contact en face-à-face.

Selon le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), l'idéal serait de vacciner les "contacts à haut risque". La vaccination contre la variole humaine aurait 85 % d'efficacité face à cette variole transmise par les singes. "Avec des soins appropriés, la plupart des patients se rétablissent", affirme l'OMS. Comme le précise FranceInfo, le taux de létalité varie de 1 à 10%, selon l'âge des patients.

Dès ce jeudi 19 mai, l'Espagne a commencé à préparer la commande de milliers de vaccins contre la variole.