Au travail, juniors et seniors s’apprécient (finalement)

 Au travail, juniors et seniors s’apprécient (finalement)
Au travail, juniors et seniors s’apprécient (finalement)
Dans l’entreprise, les jeunes salariés et ceux en fin de carrière s’entendent mieux qu’on ne le pense. Selon une étude de l’Observatoire du Cegos, ils sont respectivement 72% et 82% à entretenir de bonnes relations avec l’autre génération.
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Juniors et seniors peuvent-ils former de bonnes équipes au bureau ? À en croire les résultats d’une étude de l’Observatoire du Cegos, menée auprès de plus de 500 salariés âgées de 50 à 65 ans et autant de 20 à 30 ans, la réponse est affirmative. Si les plus de 50 ans pointent du doigt le manque de courtoisie (68%) de la génération Y ou encore son manque d’engagement (54%) et de respect des valeurs (53%), ils affirment toutefois à 82% n’avoir aucun problème relationnel avec leurs jeunes successeurs. De leur côté, les 20-30 ans sont 72% à entretenir de bonnes relations avec leurs aînés, à qui ils reprochent tout de même leurs méconnaissance des nouvelles technologies.

L’argent : priorité n°1 des seniors comme des juniors

D’ailleurs, ces deux générations sont sur la même longueur d’ondes s’agissant de leurs objectifs professionnels. « Gagner de l’argent » est ainsi l’ambition principale de la quasi-totalité (94%) des salariés en fin de carrière. Sans surprise, c’est aussi, à 93%, celle de leurs jeunes confrères, bien avant leur épanouissement professionnel ou le développement de leurs compétences. Des priorités similaires donc, mais qui n’étonnent pas Annick Cohen-Haegel, qui a dirigé l’enquête.  « La crise a beaucoup touché les seniors. Leurs enfants reviennent à la maison, leurs parents ont besoin d’eux », analyse-t-elle dans les colonnes du Parisien. Et d’ajouter : « Ils parlent sans arrêt d’argent, et leur plus grande peur est de ne plus être augmenté du fait de leur âge, ce qui les rend aussi fébriles et revendicatifs que les moins de 30 ans. »    

Mais cette apparente cohésion cache une autre réalité. En effet, seuls 41% des seniors interrogés disent avoir déjà exercé une mission de tutorat dans le cadre des nouveaux contrats de génération, ces derniers prévoyant une aide aux entreprises pour le maintien d’un senior et l’embauche d’un jeune. Et parmi eux, 7% n’ont pas envie de renouveler l’expérience. Quant à ceux qui n’ont jamais endossé le rôle de tuteur, 58% seraient prêt à le faire, à condition d’avoir du temps et une formation.

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