Travailler moins pour être plus efficace et mieux payé ?

Travailler moins pour être plus efficace et mieux payé ?
Travailler moins pour être plus efficace et mieux payé ?
Plus l'on travaille, moins l'on est productif et moins l'on est payé, c'est le constat que faisait mardi « The Economist » à travers une étude de l'OCDE qui a étudié les pratiques des 34 pays membres. Un argument supplémentaire en faveur de l'arrêt des pratiques de « présentéisme ».
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Le présentéisme nuit à la productivité. Si plusieurs études l’avaient déjà démontré, une enquête de l'OCDE sur les pratiques de travail dans les 34 pays membres, reprise mardi par l’hebdomadaire britannique The Economist, vient le confirmer. Celle-ci a en effet calculé le PIB (produit intérieur brut) par heure travaillée de chaque pays et les résultats sont sans équivoque. Les Coréens, les Grecs et les Turcs sont les sondés qui travaillent le plus, tandis que les Allemands, les Néerlandais et les Danois sont ceux qui font le moins d’heures (ces derniers arrivant juste derrière la France). Ainsi, un Grec travaillera en moyenne 2 000 heures par an contre 1 400 pour les Allemands. Mais pourtant, insistent les auteurs, « la productivité allemande est supérieure de 70% ». Au total, le PIB par heure travaillée atteint entre 45 et 68 dollars pour 1 400 heures annuelles et passe à 10 dollars pour 2 700 heures travaillées.

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Mais le présentéisme n’impacte pas seulement notre productivité, il agit aussi sur notre rémunération. Si le PIB baisse à mesure que les heures passent, cela signifie que plus l’on travaille, moins l’on est payé. Nous avons donc tout intérêt à être plus efficaces et à partir plus tôt du bureau. D’autant que, rappelle The Economist, plus l’on gagne de l’argent plus l’on peut s’offrir des loisirs qui demandent, eux,… du temps. Quant aux entreprises, elles ont elles aussi intérêt à encourager leurs employés à faire moins d’heures : selon l’étude d’un chercheur américain de l’université Cornell publiée en octobre 2012, « les coûts liés au présentéisme représentent de 18% à 60% des coûts qu'un employeur doit supporter en raison des problèmes de santé de ses salariés ». Et en France, plus d’un Français sur deux (55%) pratique le surprésentéisme

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