Ces questions sur notre job qui nous horripilent

Ces questions sur notre job qui nous horripilent
Ces questions sur notre job qui nous horripilent
A moins d’être médecin ou boulanger, nous avons pour la plupart d’entre nous des jobs aux intitulés et définitions qui restent obscurs pour nombre de nos interlocuteurs. Famille, amis et connaissances font ainsi invariablement des têtes de poissons morts à l’énoncé de notre poste, puis posent parfois beaucoup de questions plus ou moins inconfortables qui finissent par nous mettre en boule. Vous ne voyez pas de quoi on parle ? Voici un petit florilège de ces questions horripilantes qu’on peut vous poser sur votre job.
A lire aussi

Mais ça consiste en quoi, exactement ton boulot ?
A la question « Et tu fais quoi, dans la vie ? », vous avez répondu : « Je suis ingénieur étude et développement java j2ee ou java/C ++ ». Forcément, une partie (flemmarde) de la population opinera lâchement du chef, vous faisant croire qu’elle a absolument compris de quoi vous parliez. En revanche, une autre souhaitera tout savoir sur cet obscur emploi qui est le vôtre. « Euh… bha en fait je développe »… « Développe ? C’est-à-dire ? ». « Ah euh… bon. Tu connais Internet ? »… Passée la 10e expérience douloureuse de ce genre, vous opterez sans nul doute pour une autre tactique.

La bonne réponse ? Adaptez-vous à votre public. A votre grand-mère, répondez que vous êtes ingénieur. A votre ex, que vous bossez chez Google.

Et vous arrivez à gagner de l’argent avec ça ?
Que vous soyez entrepreneur vous-même ou membre d’une équipe en plein lancement de projet, vous aimez raconter l’ « histoire » de votre boîte toute récente sur le marché, des étoiles plein les yeux. Si beaucoup adhéreront gentiment à cette seule version, les sceptiques, les financiers et les mal-intentionné(e)s ne manqueront pas d’appuyer là où ça fait mal (ou pas, d’ailleurs).

La bonne réponse ? Prendre un air mystérieux et répondre : « Nous sommes assez contents, oui… », un petit sourire satisfait et coquin aux lèvres. Que ce soit vrai ou non, ça ne mange pas de pain. Et comme on ne prête qu’aux riches, vous intéresserez peut-être le questionneur fou, potentiel investisseur.

T’as toujours pas été augmentée ?
Année après année, votre père/mère vous pose cette sempiternelle question. Longtemps, vous avez subi le « Quand est-ce que tu vas avoir un vrai contrat ? », puis le classique « Quand est-ce que tu passes en CDD ? », et enfin « Quand est-ce que tu auras un "vrai salaire" ? » (entendu : quand est-ce qu’on peut enfin arrêter de te subventionner ?). Cette nouvelle question, insupportable au demeurant, a néanmoins l’avantage de vous pousser à aller gratter à la porte de votre boss de manière annuelle, avec ou sans résultats.

La bonne réponse ? Plutôt que de dépecer vos géniteurs, fixez-vous pour objectif d’obtenir gain de cause auprès de votre employeur, histoire de leur répondre enfin crânement : « Eh si ! Ca t’en bouche un coin, hein ! »

Vous recrutez ? Nan parce que j’ai un copain…
A moins de bosser aux pompes funèbres ou au péage de St-Arnoult, votre job peut parfois susciter bien des convoitises. Citons parmi les pires : éditeur (« Tiens, mais j’ai justement un manuscrit… »), médecin (« C’est normal si mon coude craque le matin ? »), employé chez Facebook/Google/Apple ou  encore styliste (« T’as pas des prix sur les santiags Isabel Marant ? »). Résultats, vous croulez sous les CVs et autres mails clins d’oeil envoyés par ces nouveaux fans dès le lendemain de votre rencontre.

La bonne réponse ? Vous dire que vous avez bien de la chance et que, à l’instar des people dont la contrepartie est de se retrouver à la une des magazines, vous pouvez faire un petit geste pour vos groupies.

Ah, super, tu dois avoir plein de temps pour faire des trucs à côté ?
« Je suis maman au foyer / assistante maternelle / instit / auteure… » Nombre de métiers sont considérés par beaucoup comme des sortes de mi-temps pour oisifs désinvoltes en quête d’identité. Et pourtant, vous savez mieux que personne que votre quotidien vous laisse à peine le temps de respirer, passer deux coups de fil au pédiatre et encore moins faire du shopping. C’est pourquoi, à l’énoncé de cette question tant attendue/entendue, la moutarde vous monte au nez et vous avez envie d’étrangler votre voisin de table avec sa cravate de banquier sorti du bureau à 17h pour aller faire du squash.

La bonne réponse ? Brutale : « Ouais, comme toi, on m’a dit que t’en foutais pas une ! ». Ou plus subtile : « Tout à fait, d’ailleurs j’envisage de prendre un mi-temps en plus pour m’occuper. Vous cherchez du monde dans ta boîte ? »

« C’est quoi le nom de ta boîte ? Ah oui, je connais… Ah non, en fait », « Quand est-ce que tu vas trouver un vrai travail ? », « Holala je sais pas comment tu fais je pourrais JAMAIS faire un job comme le tien », « Nan mais tu t’habilles pas comme ça pour aller bosser, si ? »… Elles sont finalement nombreuses, ces petites questions innocentes qui, pourtant, nous donnent envie de couper définitivement court à toute discussion autour de notre vie professionnelle.

Et vous, avez-vous d’autres exemples de questions récurrentes qui vous sont posées sur votre job et qui finissent par vous insupporter ?