L'indice de masse corporelle, un indicateur parfois trompeur

L'indice de masse corporelle, un indicateur parfois trompeur
L'indice de masse corporelle, un indicateur parfois trompeur
L'IMC, ou indice de masse corporelle, est l'indice de référence dont se sert la sphère médicale mondiale pour classer les morphologies des individus selon leur poids et leur taille. Il est maintenant couramment utilisé par le grand public, avide de comparaison et de classification. Suis-je dénutri ou en obésité morbide ? Pile dans la norme ? Attention, tout n'est pas si simple !
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Commençons par le début. Comment calcule-t-on ce fameux indicateur utilisé par les médecins pour évaluer les risques cardio-vasculaires de leurs patients ? Grâce à cette formule : IMC = masse (en kg)/ taille² (en m). Ainsi, si vous faites 1m60 et 58kg, votre IMC sera de 22,6, c’est-à-dire en plein dans la « norme », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui la situe entre 20 et 25. En dessous de 16 (ex : 1m60 et 35kg), vous êtes considéré comme dénutri, et une valeur supérieure à 40 (ex : 1m60 et 105kg) vous classe en obésité morbide.

L’IMC n’est pas toujours fiable

Un certain recul vis-à-vis de ces valeurs est toutefois nécessaire. Il est bon de préciser que la formule a été mise au point par un statisticien belge en 1832. Et comme toute statistique, elle n’est, par définition, pas valable pour tout le monde. Ainsi sont exclus d’office les jeunes de moins de 18 ans et les personnes âgées de plus de 65 ans. Quant aux femmes enceintes, elles ne doivent bien sûr pas en tenir compte. Notez que même la plupart des sportifs, en raison de leur musculature plus ou moins développée, sont hors normes selon ce critère, certains étant jugés trop maigres (les coureurs de demi-fond par exemple), d’autres trop gros (à l’image des rugbymen ou des handballeurs par exemple).

Pourtant, aux Etats-Unis notamment, cette valeur est réputée si fiable que les compagnies d’assurance n’hésitent pas à indexer leurs tarifs en fonction de l’IMC de leurs assurés. Ainsi, un body-builder pesant 140kg pour 1m80 (affichant donc un indice de 43) paiera très cher sa passion ! Mais, que dire de l’IMC d’un fumeur de longue date ? Il est avéré que la nicotine augmente la dépense énergétique et coupe la faim, donnant aux grands consommateurs de cigarettes une apparente maigreur.

Apparente ? Oui, car la nicotine a également la capacité de perturber le système hormonal au point de diriger le stockage des graisses vers l’abdomen, plus particulièrement au niveau viscéral. Ainsi, bien qu’elle soit invisible et facilement dissimulable, cette graisse est bien présente et très dangereuse, qui plus est pour le système cardio-vasculaire. En clair, un gros fumeur de 70kg pour 1m80, malgré son bel IMC de 21,6, est assurément en plus mauvaise santé qu’un non-fumeur enrobé ou qu’un body-builder.

Une bonne hygiène de vie : l’assurance d’indicateurs au vert

Vous l’aurez compris, bien qu’utile, l’IMC ne donne qu’une vision tronquée de la réalité, car il ne tient pas compte de la part des muscles et des graisses. Heureusement, il existe d’autres moyens plus ou moins sophistiqués de se faire une meilleure idée de sa composition corporelle, de la simple balance à impédancemétrie jusqu’à l’examen aux rayons X.

Enfin, gardez à l’esprit que quelle que soit votre situation, la solution la plus efficace pour garder tous les indicateurs au vert reste d’adopter une hygiène de vie saine, faisant la part belle à l’activité physique.

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Crédit photo : Goodshoot

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