Thigh gap : Robyn Lawley , mannequin "grande taille", témoigne

Thigh gap : Robyn Lawley , mannequin "grande taille", témoigne
Thigh gap : Robyn Lawley , mannequin "grande taille", témoigne
Alors que des milliers d'adolescentes dans le monde s'affament pour atteindre le nouvel idéal minceur (et dangereux) qu’est le « thigh gap », un top model s'élève contre cette tendance malheureusement bien présente dans l'univers de la mode. À travers une tribune, elle explique pourquoi plutôt que d’avoir un écart entre les cuisses, elle veut les jambes les plus musclées possible.
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Thigh gap : deux mots qui désignent la nouvelle obsession des adolescentes, une dangereuse tendance apparue au cours de l’été dernier et selon laquelle le dernier must en matière de beauté serait d’avoir un écart entre les cuisses. Concrètement, inutile de vous vanter d’avoir ce fameux thigh gap si debout, les pieds joints, vos cuisses se touchent comme, finalement, 99% de la population. Mais alors que sur Tumblr, Twitter, Instagram, Pinterest et autres réseaux sociaux, les jeunes filles du monde entier s’échangent des astuces toutes plus absurdes les unes que les autres pour atteindre ce nouvel idéal de minceur – ne rien manger de plus gros qu'une tasse ou boire de l'eau glacée pour brûler les calories plus rapidement –, un top model s’élève contre cette tendance malheureusement bien présente dans l’univers de la mode.

Traitée de « porc » pour une absence de thigh gap

Mannequin dit « grande taille », Robyn Lawley a en effet été confrontée à ce phénomène ; et c’est à travers une tribune publiée sur thedailybeast.com que la jeune femme de 24 ans a choisi de s’exprimer. Elle raconte avoir découvert le thigh gap à l’âge 12 ans. Attirée par le mannequinat, la fillette regardait d’innombrables défilés de mode et était inondée par des images de femmes et de jeunes filles ayant cet écart prononcé entre les cuisses. « Déjà à cette époque, je savais avec certitude que ce ne serait jamais mon cas », écrit-elle. Celle qui avec sa taille 42 a déjà posé pour de prestigieux magazine tels que GQ a donc été surprise en découvrant, par hasard, une photo d’elle, non retouchée, sur une page Facebook pro-thigh gap. Un cliché qui suscitera d’ailleurs de nombreuses critiques, malgré le léger écart entre les cuisses du mannequin.

« Je veux les cuisses les plus grosses et musclées possible »

« J’ai été l’objet de commentaires dégradants et humiliants. Certains m’ont traité de "grosse", ou de "porc". D’autres ont jugé que mon thigh gap n’était pas suffisamment prononcé ». Finalement, au bout de 900 commentaires, Robyn Lawley réplique et défend ses courbes. Elle condamne ses détracteurs qui cachés derrière leur écran d’ordinateur se sont crus autorisés à la juger ou à critiquer son physique sans même la connaître, et remercie ceux qui au contraire l’ont défendue. Aujourd’hui, le top assure se « foutre complètement d’avoir ou non ce fameux thigh gap », considérant celui-ci comme « un diktat supplémentaire inventé pour l’empêcher d’aimer [son] corps ». Mieux, elle affirme vouloir les cuisses les plus grosses et musclées possible pour pouvoir « courir plus rapidement et se baigner plus longtemps ». Et de conclure : « Je suppose que nous avons chacune notre idéal, mais les femmes ont déjà suffisamment de pression pour avoir en plus à subir celle d’un thigh gap ». À bon entendeur…

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