Buzz, bourdes et parodies : les dessous de la campagne présidentielle américaine

Buzz, bourdes et parodies : les dessous de la campagne présidentielle américaine
Buzz, bourdes et parodies : les dessous de la campagne présidentielle américaine
Dans cette photo : Barack Obama
Jour J. Après plusieurs mois d'une campagne rude, les Américains connaîtront dans quelques heures le nom de leur nouveau président. À l'heure où les médias sociaux s'en donnent à cœur joie, commentant en temps réel les moindres faux pas de l'actualité politique, les occasions de se régaler n'ont pas manqué ces dernières semaines. Retour sur une course à la Maison Blanche qui a été marquée par nombre de bourdes, gaffes et autres séquences cocasses.
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Les bourdes de Mitt Romney

Le candidat républicain a multiplié les gaffes durant sa campagne. En février, Mitt Romney lance la petite phrase qui lui coûte cher : « Je ne m'en fais pas pour les plus pauvres », assure-t-il, alors en pleine campagne pour la primaire républicaine. Il n’en fallait pas plus à ses détracteurs - démocrates et conservateurs – pour lui tomber dessus à bras raccourcis.

Quelques mois plus tard, une autre tirade du candidat républicain soulève les moqueries de la presse américaine et la goguenardise des internautes. Alors que la veille, l'avion qui transportait sa femme avait dû atterrir en urgence suite au déclenchement d'un feu dans sa cabine, Mitt Romney se demande pourquoi les hublots ne s'ouvrent pas. « Lorsqu’un feu se déclare dans un avion, il n’y a nulle part où aller, et vous ne pouvez pas respirer l’oxygène de l’extérieur, car les hublots ne s’ouvrent pas, je ne sais pas pourquoi, mais c’est un vrai problème », déclare-t-il en marge d’un discours. L’histoire ne dit toujours pas si le candidat plaisantait...

Une vidéo a également dangereusement ébranlé la campagne de Mitt Romney : filmée à son insu et diffusée en septembre, la séquence montre le candidat républicain déclarant que 47% des électeurs américains sont selon lui acquis à Barack Obama, parce qu'ils « ne payent pas d'impôts » et sont des « assistés ». Une petite phrase qui fait mal, surtout quand elle est prononcée par un candidat riche de 250 millions de dollars.

Enfin, dernière petite anecdote qui a régalé les internautes, l’épisode qualifié de « bindergate » (binder signifiant classeur en anglais). Afin de se débarrasser de l’image de candidat faisant la « guerre aux femmes » que les démocrates se plaisent à lui attribuer, Mitt Romney raconte les difficultés qu’il a rencontrées pour recruter des femmes qui aient les qualifications nécessaires pour constituer son cabinet de gouverneur. « Je suis allé voir un certain nombre d'associations, de groupes de femmes pour leur demander de l'aide. Et elles nous ont apporté des classeurs entiers pleins de femmes », a-t-il ainsi lancé, au lieu de parler de « classeurs entiers pleins de CV de femmes ». Une bourde dont se sont emparés immédiatement les réseaux sociaux, sur lesquels on a vu fleurir sans attendre toutes sortes de parodies.

Les séquences qui ont fait le buzz… pour le meilleur et pour le pire

Eastwood et sa chaise vide. Le speech de Clint Eastwood, fervent supporter conservateur, lors de la convention républicaine de Tampa en août restera sûrement dans les annales de la campagne… comme l’exemple du discours à ne pas faire. Le cinéaste de 82 ans a en effet rencontré un bide retentissant en jouant un dialogue improvisé face à une chaise vide censée symboliser le président Barack Obama. Au final, les démocrates ont vite rebondi sur l’occasion en envoyant immédiatement une photo sur Twitter du président assis dans son siège présidentiel, avant de susciter un concours de photos de chaises vides sur Twitter, sous le hashtag #Eastwooding.

Obama boy.
Alors que Barack Obama déclare en mai soutenir le mariage homosexuel à titre personnel, une vidéo paraît en ligne qui rencontre un vif succès. Dans ce clip intitulé « I have a crush on Obama », un jeune acteur new-yorkais, auto-proclamé « Obama boy », remercie avec humour le président américain pour son engagement. C'est en chanson – et en marcel moulant et mini-short customisé pour l’occasion - que le jeune homme déclare sa flamme au président américain… dans une vidéo visionnée par 355 000 internautes.




« Bronco Bamma Girl ». Cette vidéo a fait le tour du web, créant un buzz incroyable : la petite Abigael Evans, 4 ans, pleure à chaudes larmes devant ses parents, se plaignant de n’entendre parler que de « Bronco Bamma et Mitt Romney » en cette période de campagne électorale. En quelques jours, plus de 11 millions de personnes l’ont visionnée, certains n’hésitant pas à faire le parallèle entre la lassitude de la fillette et la leur face à la politique. Carton plein pour « Abby », star improbable de ces derniers jours de campagne…



Crédit photo : AFP/ Archives

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