Michael Schumacher, un grand champion résumé en 5 courses d'anthologie

Michael Schumacher, un grand champion résumé en 5 courses d'anthologie
Michael Schumacher, un grand champion résumé en 5 courses d'anthologie
Dans cette photo : Michael Schumacher
Toujours dans un état stationnaire, Michael Schumacher est actuellement maintenu dans un coma artificiel afin de l'aider  à aller mieux après un grave accident de ski survenu à Méribel. Pilote au parcours hors-normes, Michael Schumacher a été 7 fois champion du monde, et recordman du monde du nombre de victoires en Grand Prix F1. Retour en vidéo sur les prouesses de ce sportif pas comme les autres.
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1. Licencié de kart à 12 ans

Les premiers bolides de Michael sont bricolés par son père, maçon et mécanicien kart à ses heures perdues, Rolf Schumacher. Lui et sa femme Elisabeth sont rapidement été obligés de faire des petits boulots, pendant leur temps libre, pour financer la montée en flèche de leur « Schu ». Il est le plus jeune adhérent du kart-club de Kerpen-Horrem, et gagne son premier championnat à seulement 6 ans. Plus tard, il s’aperçoit que la licence de kart junior n’est accessible qu’à 14 ans minimum. Il se rend alors au Luxembourg, et obtient un document équivalent à seulement… 12 ans. Ce n’est qu’en 1983, qu’il obtient son équivalent allemand, avec lequel il gagnera le championnat national junior dès l’année suivante. 


2. La première victoire en grand prix

En 1992, à seulement 23 ans, Michael a sa première discussion sérieuse avec le circuit de Spa-Francorchamps. C’est le coup de foudre immédiat avec la course belge qui deviendra sa piste préférée. Dans la foulée, il s’offre aussi sa première victoire en Grand Prix. Il met notamment plus de 36 secondes dans la vue de Nigel Mansell, médaille d’argent. C’est également pendant cette course qu’Ayrton Senna s’est arrêté  en pleine voie, pour empêcher un incendie dans le moteur d’Erik Comas qui avait perdu connaissance. Néanmoins, avec 18 voitures sur la ligne d’arrivée, la course présente le plus haut pourcentage de finish de la saison. L’honneur est sauf.



3. Benetton-Ford empoche la mise

C’est finalement en 1994 que le prodige allemand atteint la consécration, en remportant son premier titre mondial à Adelaïde, en Australie. Beaucoup d’encre a coulé sur cette course épique, où Schumacher n’aurait pas hésité à percuter le britannique Damon Hill, qui revenait sur lui après une erreur de pilotage. Avec Ayrton Senna mort et Alain Prost à la retraite, « Schumi » décide donc en quelque sorte de harponner son principal adversaire après avoir perdu de la vitesse sur l’herbe. Finissant dans le décor, il pense avoir pris la mauvaise décision et baisse les bras. Quelle n’est pas sa surprise quand il apprend qu’il a complètement détruit la suspension de Hill, mettant ce dernier hors-circuit et faisant de lui…le champion du monde sur abandon !


4. Jambe cassée à Silverstone

En 1999, alors qu’il coure pour le Grand Prix de Grande-Bretagne, il est victime d’une rupture mécanique. Perdant soudainement son frein arrière, il va s’écraser contre les protections et se brise une jambe. Il écope de 98 jours d’arrêt et rate la majorité de la saison, notamment parce que Ferrari a été obligée de reporter son attention vers son coéquipier Eddie Irvine. Sans succès. Cette année-là, le Finlandais Mika Häkkinen fait une saison absolument fantastique, qui fera dire au « Baron Rouge » (Schumacher chez Ferrari) qu’il est l’adversaire qu’il respecte le plus. A-t-il oublié son propre frère, le pilote professionnel Ralf Schumacher ?



5. Baroud d’honneur à Monaco

Revenu en 2010-2012, après un dernier titre mondial en 2004 et un premier départ en retraite en 2006, Schumacher sait peut-être déjà qu’il va repartir pour de bon à la fin de l’année. Alors aujourd’hui, sur ce circuit de Monte Carlo où chaque virage est à quitte ou double, au volant de sa Mercedes, il va tout donner. Et à 43 ans, toisant les jeunes loups qui le talonnent, il va leur en donner pour leur argent. Réalisant le meilleur temps de la troisième partie des qualifications, il n’est arrêté que par une malheureuse histoire de collision avec Bruno Senna, qui décale sa place de départ. Touché une deuxième fois par Grosjean, il perd la pression au niveau du carburateur et doit s’incliner à la7e place. Mais au fond le grand Michael Schumacher s’en moque, car avec 91 grands prix gagnés et le record de victoires en une saison (18), il sait qu'il n'est pas près d'être détrôné.


Bonus : Le Regenmeister en sous-marin

Tout au long de sa carrière, le talent unique de « Schumi » pour la conduite sur l'asphalte mouillé lui a valu le titre de Regenmeister (« Maître des pluies ») et ce, y compris dans les médias non-germanophones. Appelé aussi Regenkönig (« Roi des pluies »), il a donné l’une de ses plus belles performances en 1995, à Spa en Belgique. Au milieu de la course, disputée entre « Schu» et Damon Hill (encore !), il se met soudain à pleuvoir. Alors que Hill rentre aux stands pour obtenir des pneus pluie, l’Allemand décide de s’en passer et de rester aux « slicks ». Rapidement rattrapé par le Britannique, il va lui opposer une série de queues de poisson d’anthologie, à plus de 180 km/h. Finalement dépassé pour cause de manque d’adhérence, il se rattrapera au détour d’une éclaircie providentielle et remportera quand même la course. Hill, lui, n’a pas toujours pas digéré.