Sotchi 2014 : qui est Ophélie David, la "mamie" du skicross mondial ?

Sotchi 2014 : qui est Ophélie David, la "mamie" du skicross mondial ?
Sotchi 2014 : qui est Ophélie David, la "mamie" du skicross mondial ?
Dans cette photo : Jeannie Longo
Elle est la reine du skicross et pourtant, l'or olympique se refuse toujours à Ophélie David. A 37 ans, la skieuse de l'Alpe d'Huez engagée à Sotchi, tentera d'aller enfin chercher son graal sur les terribles lacets de la piste de Rosa Khutor. Portrait de la « mamie » du skicross.
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Le cyclisme avait Jeannie Longo, le skicross a Ophélie David. La skieuse de l'Alpe d'Huez, âgée de 37 ans, déjà présente aux JO de Lillehammer en 1994, a tout raflé dans sa discipline, sauf une médaille olympique. La native de Cucq (Pas-de-Calais) va tenter de combler ce manque, vendredi 21 février, sur les terribles lacets de Rosa Khutor.

Un palmarès gargantuesque

Au lendemain du triplé historique des hommes à Sotchi, la « mamie » du skicross va tout faire pour faire oublier son échec des JO de Vancouver en 2010 (9e place). Arrivée au Canada avec la pancarte de favorite, une chute avait rapidement écartée la skieuse de l'Alpe d'Huez. Championne du monde, 6 fois vainqueur de la Coupe du monde, 4 fois gagnante des X Games, Ophélie David est un monument du skicross et une skieuse au parcours atypique.



Lors des JO de Lillehammer, la Franco-Hongroise prend la décision de défendre les couleurs de la Hongrie sur des épreuves de ski alpin (slalom et géant). Une quinzaine norvégienne présentée par la skieuse comme les derniers JO « avec l'esprit famille. Après, on a basculé dans une grosse industrie, même au niveau sécurité… », explique Ophélie David à BFM.

« L'âge n'a aucune prise »

Cette fois encore, la tricolore aborde la compétition en position de favorite. Quant à son âge, « il n'a aucune prise », indique-t-elle. Et de poursuivre : « On voit bien des petits papys et petites mamies qui ont la pêche et un cœur d’enfant à des âges canoniques. Cela prouve que l’âge est obsolète. C’est sûr qu’avoir des années de compétition derrière soi, ça aide. L’expérience, c’est une base solide sur laquelle on peut à chaque fois venir s’appuyer en cas de galère. Physiquement, j’ai évolué, mais il y a certains points où je suis plus forte maintenant qu’il y a dix ans. C’est assez paradoxal. J’ai d’autres atouts. »



Comme l'incroyable passion qui anime la doyenne du circuit mais qui a un prix : 50 000 euros par an. A raison de 3 000 à 3 500 euros la victoire en Coupe du monde, Ophélie David a dû se débrouiller pour poursuivre. « J'ai monté une team privée il y a quatre ans (…) team Continental Finances. » Une société de gestion de patrimoine qui finance Romuald Licigno, l'entraîneur de la championne. « C'est un engagement total, un engagement sur tous les plans ». Engagée, l'ogre du skicross le sera ce vendredi, tournée vers un unique objectif : l'or olympique.