Fukushima : le combustible ronge le béton des réacteurs de la centrale

Selon Tokyo Electric Power (Tepco), le combustible nucléaire qui se trouvait dans les 3 premiers réacteurs de la centrale accidentée de Fukushima a entamé le béton de l'enceinte de confinement.
A lire aussi


Ce ne sont que des hypothèses formulées à partir de simulations informatiques, le rayonnement radioactif étant bien trop élevé pour pouvoir permettre à l’homme de le constater de ses yeux, mais selon l’opérateur Tepco (Tokyo Electric Power), le combustible nucléaire qui se trouvait dans 3 des 6 réacteurs de la centrale de Fukushima a rongé une partie du béton de l’enceinte de confinement. La coque en acier semble en revanche intacte.
Dans un rapport publié hier soir, Tepco précise donc que d’après ses derniers calculs, le combustible du réacteur n°1 a entièrement fondu, a ensuite percé la cuve sous pression et est finalement tombé sur le sol en béton de l’enceinte de confinement, traversant ce dernier jusqu’à 65cm de profondeur. Ce combustible fondu se trouverait même à certains endroits à 37cm de la coque en acier, cette dernière étant entourée d’un bâtiment de béton qui repose sur une dalle épaisse de 7,6m. La situation est similaire dans les réacteurs 2 et 3, à la différence que selon Tepco, le processus d’érosion du béton est stoppé grâce à l’eau qui a été déversée.
Actuellement, même si la situation semble stable et la température des réacteurs maintenue sous 100 degrés, les risques de séisme dans cette région laissent toujours planer la menace de nouveaux incidents graves. Rappelons que cette catastrophe atomique, la pire depuis Tchernobyl en 1986, a obligé 150 000 habitants de la préfecture de Fukushima à déménager.

Alexandre Roux

(Source : Le Monde.fr)
Crédit photo : AFP

VOIR AUSSI

Fukushima : risque d'une nouvelle fission nucléaire
Fukushima : contamination radioactive record en mer
Fukushima : le Japon va brûler la viande de bœuf radioactive

L'INFO DES MEMBRES

Manifestations à Tokyo : plus jamais de Fukushima
Fukushima : dans la peur de l'explosion d'un réacteur