Corée du Nord : décès du dictateur Kim Jong-Il

Corée du Nord : décès du dictateur Kim Jong-Il
Corée du Nord : décès du dictateur Kim Jong-Il
Dans cette photo : Barack Obama
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il est mort samedi d'une crise cardiaque. Il lègue le pouvoir à son fils Kim Jong-Un, désigné pour sa succession à la tête du pays.
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Kim Jong-Il est décédé le samedi 17 décembre d’un « infarctus du myocarde sévère et d’une crise cardiaque » selon l’agence nord-coréenne, alors qu’il était dans son train au cours d’un déplacement sur le terrain. La santé du dirigeant nord-coréen, qui était âgé de 69 ans selon sa biographie officielle, s’était dégradée rapidement depuis un accident cérébral en 2008.
C’est Jim Jong-Un, le plus jeune des fils de Kim Jong-Il qui a été très officiellement désigné comme « le grand successeur de son père ». « À l'avant-garde de la révolution coréenne se trouve à présent Kim Jong-Un, grand successeur de la cause révolutionnaire du Juché et chef remarquable de notre parti, de notre armée et de notre peuple », a rapporté l'agence officielle nord-coréenne. De ce dernier on sait peu de choses : il a effectué ses études en Suisse et a été promu ces dernières années aux plus hautes fonctions militaires et politiques du pays. Les médias officiels ont appelé les Nord-Coréens à le reconnaître comme leur nouveau leader : « tous les membres du parti, les militaires et le public devraient suivre fidèlement l’autorité du camarade Kim Jong-Un », a ainsi exhorté l’agence KCNA.
La mort du dirigeant nord-coréen a été annoncée à la télévision d’État par une présentatrice vêtue de noir et en pleurs. L’agence nord-coréenne a souligné que le leader avait « succombé à un grand épuisement mental et physique », ne manquant pas de rappeler que Kim Jong-Il menait un sacrifice permanent de sa vie pour le pays. Le dictateur menait d’une main de fer la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), depuis la mort de son père Kim Il-sung en 1994. La RPDC est l’unique dynastie communiste de l’histoire, fondée sur un culte exacerbé de la personne, la censure et les exécutions et internements arbitraires dans des camps considérés par les ONG internationales comme des mouroirs de masse.

Les États-Unis ont immédiatement réagi à l’information. « Nous surveillons de près les informations sur la mort de Kim Jong-Il. Le président (Barack Obama) a été mis au courant, et nous sommes en contact étroit avec nos alliés en Corée du Sud et au Japon », où les États-Unis possèdent des bases avec des milliers d'hommes stationnés, a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué. « Nous restons engagés à la stabilité dans la péninsule coréenne, et à la liberté et la sécurité de nos alliés », a-t-il été également précisé.

Les funérailles nationales de Kim Jong-Il ont été fixées au 28 décembre à Pyongyang. Les autorités ont par ailleurs décrété un deuil national du 17 au 29 décembre.

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