Carlton de Lille : DSK renvoyé en correctionnelle pour proxénétisme aggravé

Carlton de Lille : DSK renvoyé en correctionnelle pour proxénétisme aggravé
Carlton de Lille : DSK renvoyé en correctionnelle pour proxénétisme aggravé
Dans cette photo : Dominique Strauss-Kahn
Nouveau rebondissement dans l'affaire du Carlton : après le réquisitoire du procureur de Lille, le dossier est envoyé au tribunal correctionnel. Sur décision des juges d'instruction, Dominique Strauss-Kahn et douze autres personnes comparaîtront pour « proxénétisme aggravé en réunion ».
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La décision est tombée ce vendredi 26 juillet : les juges d’instruction Stéphanie Ausbart et Mathieu Vignau ont décidé de renvoyer devant le tribunal correctionnel Dominique Strauss-Kahn et douze autres personnes, accusées de « proxénétisme aggravé en réunion ». Cette décision intervient un mois après le réquisitoire du procureur de Lille.

La définition pénale du proxénétisme

Les avocats de l’ancien patron du FMI ont indiqué par communiqué que leur client prenait acte d’une décision à laquelle il « s’attendait ». Dominique Strauss-Kahn « se présentera donc sereinement devant le tribunal ». « Nous démontrerons devant le tribunal correctionnel que c'est une aberration totale », a déclaré Me Richard Malka. Si le parquet avait requis un non-lieu début juin pour DSK, c’était par contestation de la définition pénale du proxénétisme.

Pourtant, la juge Stéphanie Ausbart rappelle que bien que « le mot de proxénétisme désigne (…) le fait de tirer un profit financier de la prostitution d’autrui », sa définition est différente en droit pénal, où elle « excède largement cette acception commune ».

DSK savait-il ?

L’affaire du Carlton de Lille a éclaté en octobre 2011, peu après la mise en cause de Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire d’agression sexuelle du Sofitel. Elle implique l’ancien patron de FMI et le proxénète Dominique Alderweireld, mieux connu sous le sobriquet de « Dodo la saumure », ainsi que plusieurs grands patrons d’entreprise de BTP ou de matériel médical. Plusieurs mises en examen au final, qui accusent les concernés de proxénétisme aggravé en bande organisée.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a toujours soutenu ne rien savoir de l’activité des filles concernées, c’est-à-dire ne pas savoir qu’elles étaient rémunérées. Il les a définies comme étant des « libertines » consentantes. La Cour d’appel de Douai a pourtant expliqué que « tant par les paroles que par les attitudes, ce dernier n'a pu ignorer leur statut véritable ».

Victoria Houssay

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