Le débat sur les mères porteuses divise la gauche et les intellectuels

Le débat sur les mères porteuses divise la gauche et les intellectuels
Le débat sur les mères porteuses divise la gauche et les intellectuels
Dans le cadre du projet de loi sur la bioéthique dont le débat débutera en février 2011 à l’Assemblée nationale, des personnalités politiques de gauche et des intellectuels s’affrontent depuis plusieurs semaines sur la question de la légalisation des mères porteuses, ou GPA (Gestion Pour Autrui).
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Alors que la Gauche débattait mardi dernier lors d'un bureau national consacré à la révision des lois de bioéthique, plusieurs élus et personnalités proches du PS, dont la philosophe Elizabeth Badinter, ont signé une tribune, publiée lundi sur le site du quotidien Le Monde, demandant la légalisation encadrée de la Gestion Pour Autrui.
Cet encadrement permettrait d’éviter des dérives, et éviterait aux 300 à 400 couples français qui ont recours chaque année à une mère porteuse de se rendre à l’étranger pour en bénéficier. L’objectif d’Elisabeth Badinter est de donner un cadre légal aux mères porteuses, tant au niveau de leur âge, qui serait limité, que du nombre d’enfants qu’elles pourraient porter.
Cette tribune fait écho à une autre publiée le 22 novembre dernier, rédigée par des personnalités politiques qui s’opposent formellement à la légalisation de la GPA, dont Lionel Jospin et Michel Rocard. Ils craignent une « réification du corps » des femmes et une « marchandisation de l’enfant ».
Ces publications interviennent deux mois avant le débat sur la révision des lois de bioéthique à l’Assemblée nationale, le 8 février 2011, des lois datant de 1991, jugées désuètes.

Sophie Ughetto

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