Mariage gay : ces villes où les couples homos ne pourront pas se marier

Mariage gay : ces villes où les couples homos ne pourront pas se marier
Mariage gay : ces villes où les couples homos ne pourront pas se marier
Le collectif des « Maires pour l’enfance » regroupe plus de 20.000 signataires : maires et adjoints qui, opposés au Mariage pour tous, refuseront de célébrer les unions homosexuelles. Les réfractaires ne peuvent plaider l'objection de conscience, mais peuvent refuser de marier un couple gay ou lesbien, en encourant jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, selon Taubira.
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Ça y est : après un vote historique, le mariage est ouvert aux couples de même sexe. Ils ne pourront cependant pas se marier où bon leur semble, à la manière de n’importe quel couple hétérosexuel. Les signataires du collectif « Maires pour l’enfance » dessine une carte de France des maires réfractaires, qui ont indiqué publiquement ne pas souhaiter célébrer de mariage homosexuel. Quelques 5271 maires ont ainsi signé la pétition du collectif.

Pas de clause de conscience

Si pendant un temps François Hollande a émis l’idée d’accorder un droit de refus aux maires en invoquant la « clause de conscience », ce n’est plus à l’ordre du jour. Christiane Taubira explique à Ouest France que les maires réfractaires encourant des poursuites et des sanctions : par exemple une suspension par le préfet, et jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. Des menaces qui soulèvent la colère de Jacques Pélissard, le président de l’Association des maires de France : « Les maires doivent respecter la loi, mais la loi doit aussi respecter leur conscience », indique-t-il à Public Sénat. Alternative possible, et légale, pour les maires : faire célébrer les mariages par leurs adjoints « consentants ».

Paroles de réfractaires

Certains maires ont commenté publiquement leur décision. Ainsi, Jean-Claude Massiou, maire d’Abdjat-sur-Bandinat (Dordogne), commente les sanctions qu’il encoure dans une interview à Sud Ouest « Je suis prêt à devenir un délinquant en refusant un mariage ». Même son de cloche à Béziers (Hérault) où Raymond Couderc indique qu’il n’ira pas à l’encontre de ses « convictions les plus profondes ». À Marseille, Bruno Gilles envisage de laisser ses adjoints célébrer ou non les unions des personnes de même sexe : « Je laisserai mes adjoints choisir. Et je n’exercerai aucune pression sur eux. Cette liberté de conscience que je revendique, elle doit aussi s’appliquer à eux ».

Victoria Houssay


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