Centrale nucléaire de Tricastin : l’action de Greenpeace en vidéo

Centrale nucléaire de Tricastin : l’action de Greenpeace en vidéo
Centrale nucléaire de Tricastin : l’action de Greenpeace en vidéo
Dans cette photo : François Hollande
Ce lundi, à l’aube, une quarantaine d’activistes de l’organisation environnementale Greenpeace se sont introduits dans la centrale nucléaire de Tricastin pour alerter l’opinion sur les failles de sécurité de cette dernière. Alors que 22 d'entre eux ont déjà été interpellés, une petite dizaine est toujours sur le site, dans l’attente de garanties du président de la République sur la fermeture de cette centrale.
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Plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont pénétré, ce lundi 15 juillet à l’aube, dans la centrale nucléaire de Tricastin dans la Drôme. Une action coup de poing dont l’objectif était de « pointer du doigt toutes les failles de sécurité dans la production d’énergie nucléaire », a expliqué Isabelle Philippe, la chargée de communication de l’ONG, à l’AFP. Et d’ajouter : « Tricastin est une des centrales les plus dangereuses, une des cinq à fermer en priorité, notamment du fait des fissures du réacteur un. »

Selon Greenpeace, qui détaille l’enchaînement des événements sur son portail web, après s’être introduit sur le site vers 5 heures, les militants ont atteint les réacteurs un et trois de la centrale en quelques minutes avant de se hisser sur les infrastructures entourant ces derniers pour y déployer des banderoles. On pouvait y lire : « Tricastin, accident nucléaire », « Président de la catastrophe ? » ou encore « Prêt à en payer le prix ? ».

Voir l'action de Greeenpeace à la centrale de Tricastin


Vers 8h45, la cinquantaine de gendarmes dépêchés sur place avaient interpellés 22 activistes de nationalités française, italienne, roumaine et espagnole. Et bien qu’une petite dizaine d’individus, « localisés et sous contrôle », soit toujours sur le site, les autorités ont tenu à préciser qu’aucun d’entre eux n’avait pu accéder aux « zones sensibles » du site, et notamment à la salle des commandes. « C’est une action médiatique qui ne représente pas de danger pour la sécurité des installations », a d’ailleurs insisté le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

En 2012, en pleine campagne présidentielle, Greenpeace avait déjà interpellé François Hollande sur la question du nucléaire et sur la nécessité de fermer plusieurs centrales du parc nucléaire français, parmi lesquelles celle de Tricastin. Aujourd’hui, dans un communiqué de presse, Yannick Rousselet, chargé de la campagne que le nucléaire pour Greenpeace France, a prévenu que les activistes « ne partiront pas avant que le président de la République donne des garanties sur la fermeture de cette centrale ».

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