Martine Aubry signe le Pacte pour l'Egalité hommes/femmes

Martine Aubry signe le Pacte pour l'Egalité hommes/femmes
Martine Aubry signe le Pacte pour l'Egalité hommes/femmes
Dans cette photo : Martine Aubry
L'égalité hommes/femmes s’invite enfin dans la campagne des primaires PS. Martine Aubry s’engage pour la parité, après Manuel Valls, et juste avant François Hollande, en signant le Pacte pour l’égalité. Egalité salariale, parité politique et places en crèche sont au menu de ce programme élaboré par les 500 experts du Laboratoire de l’Egalité. Eclairage avec sa secrétaire générale, Olga Trostiansky.
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Terrafemina : Martine Aubry signe aujourd’hui le Pacte pour l’égalité, en quoi consiste-t-il ?

Olga Trostiansky : Ce Pacte a été élaboré par le Laboratoire de l’Egalité, qui est constitué de 500 hommes et femmes de toute sensibilité politique, pour interpeller les candidats à la présidentielle, et dans un premier temps les six inscrits de la primaire socialiste. Nous avons formulé 20 propositions autour de 4 thèmes forts : l’accès des femmes aux responsabilités dans toutes les instances de décision publiques et privées, l’égalité salariale, la conciliation des temps de vie qui comprend notamment la valorisation de l’implication des hommes dans la vie domestique, et la mise en valeur d’une culture de l’égalité par la lutte contre les stéréotypes sexistes.

TF : Quelles sont les mesures concrètes auxquelles s’engagent les candidats en signant ce Pacte ?

O. T. : Pour la parité politique, nous proposons de suspendre le financement public des partis qui ne présenteraient pas 50% de candidates aux élections, pour en finir avec le système des sanctions financières qui n’est pas assez incitatif. Nous voulons aussi qu’existent des instances de contrôle de la parité salariale, et des sanctions pour les entreprises qui ne la respecteraient pas. Actuellement l’écart salarial constaté entre hommes et femmes est de 27%, l’objectif est de le réduire de 10% en 10 ans. En ce qui concerne les temps de vie, le Pacte expose plusieurs mesures dont la création de 500 000 places d’accueil de jeunes enfants, et l’ouverture des écoles maternelles pour les enfants de deux à trois ans. Ces mesures impliquent l’engagement financier des CAF (Caisses d’allocations familiales) pour aider les collectivités locales. Nous voulons également pénaliser le recours au temps partiel subi.

TF : Le pacte pour l’égalité veut aussi imposer la lutte contre les stéréotypes de genre. S’agit-il d’introduire par exemple la théorie du genre dans l’enseignement ?

O. T. : Nous partons du principe que les femmes autant que les hommes véhiculent des stéréotypes sexistes. Le personnel de l’éducation, de la crèche à l’université, doit être formé à l’égalité hommes/femmes. Nous préférons ce mot d’égalité, plus intelligible, que la notion de « genre », plus complexe et plus floue. Les enseignants des petites classes doivent par exemple être éclairés sur le choix des livres proposés aux enfants.

TF : D’autres candidats se sont-ils engagés à signer ce pacte ?

O. T. : Manuel Valls l’a signé en juin dernier, François Hollande, Arnaud Montebourg, et Jean-Michel Baylet le signeront prochainement. J’ai aussi présenté le Pacte à l’université d’été du Modem, qui est en train d’étudier nos propositions. Nous sommes en contact avec Europe-écologie Les Verts, Jean-Louis Borloo, et l’UMP. Toutes les propositions ne font pas l’unanimité, elles exigent une véritable volonté politique, mais notre but c’est que tous les partis y adhèrent.

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